La députée de l'opposition Joanna Bérenger a interrogé la Première ministre (PM) par intérim, Arianne Navarre-Marie, sur les retombées financières attendues de la Fair Share Contribution, annoncée dans le Budget 2025-26 avant d'être amendée. Celle-ci a défendu cette mesure fiscale, affirmant qu'elle s'inscrivait dans un contexte de consolidation budgétaire après «l'état de précarité sans précédent» laissé par l'ancien gouvernement. Elle a évoqué une dette publique élevée ainsi que le risque d'un déclassement de Maurice au niveau spéculatif par Moody's.
La PM suppléante a rappelé que la Fair Share Contribution avait été instaurée pour une période de trois ans afin de solliciter une contribution supplémentaire des hauts revenus et des entreprises très profitables. Elle a également souligné que le système fiscal avait été revu afin d'être «plus équitable», avec une hausse du seuil d'exemption fiscale à Rs 110 000 et une réduction du nombre de tranches d'imposition, passées de 11 à trois. Environ 44000 contribuables devraient ainsi sortir du système fiscal, tandis que 75000 personnes gagnant entre Rs 500000 et Rs 1 million par an paieraient moins d'impôts qu'auparavant.
La mesure initiale prévoyait qu'un contribuable individuel percevant un revenu annuel net supérieur à Rs 12 millions, incluant des dividendes, paie une contribution additionnelle de 15%. Arianne Navarre-Marie a rappelé qu'une clarification avait été apportée par le PM le 17 juin 2025, pour préciser que cette contribution de 15 % s'applique uniquement à la partie du revenu imposable après Rs 12 millions. Cette précision visait à rassurer les investisseurs et à préserver l'attractivité du pays pour les hauts revenus et les talents étrangers.
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Du côté des entreprises, une contribution pouvant atteindre 5% du revenu imposable avait été introduite pour les sociétés réalisant plus de Rs24millions de revenus imposables annuels. Une contribution supplémentaire de 2,5% s'applique également aux banques sur leurs opérations domestiques. Toutefois, après des représentations faites par les banques et opérateurs télécoms, qui estimaient déjà subir plusieurs prélèvements spécifiques, le gouvernement avait décidé de plafonner la charge fiscale de ces secteurs à 35% de leurs revenus imposables.