Luanda — La Namibie a cédé mercredi à Luanda la présidence tournante de la Commission de la Convention du courant de Benguela (CCB) à l'Angola, qui dirigera cette organisation intergouvernementale pour les deux prochaines années.
Cette passation de pouvoir a eu lieu lors de la 7e Conférence ministérielle de la Commission de la CCB, qui réunit des représentants de l'Angola, de la Namibie et de l'Afrique du Sud. Dans son discours d'investiture, la nouvelle présidente de la Commission de la Convention du courant de Benguela, Carmen do Sacramento Neto, a déclaré que ce mandat, débutant ce jour, marque une nouvelle étape dans l'engagement collectif des États membres et la consolidation d'une gouvernance durable des océans, dans le prolongement du travail entrepris par la Namibie.
Elle a souligné que le contexte actuel est marqué par la variabilité environnementale naturelle et les impacts du changement climatique, qui contribuent fortement à la dégradation de l'écosystème marin du courant de Benguela et, par conséquent, à la perte de biodiversité, réduisant progressivement sa résilience.
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Selon la ministre angolaise de la Pêche et des Ressources marines, cette réalité a un impact direct sur le développement économique et social des pays, et exige le renforcement et la transformation des mécanismes de gouvernance des océans par le biais de la coopération régionale.
À cette occasion, elle a déclaré que la présidence angolaise serait consacrée au renforcement du capital humain, au développement des capacités institutionnelles des États membres et à la mobilisation de ressources financières, notamment par la coordination avec les mécanismes et initiatives internationaux tels que le Fonds vert pour le climat, afin de soutenir la mise en oeuvre du Plan d'action stratégique, en cours d'élaboration depuis 2023.
Elle a également évoqué l'importance de renforcer la gouvernance durable des océans, afin de générer des bénéfices concrets pour les populations de la région de l'écosystème de Benguela. De son côté, le président sortant, le Namibien Inge Zaamwani, a mis en avant les principaux accomplissements de son pays à la tête de la Convention, citant notamment la mise en oeuvre de projets et d'initiatives régionaux d'une valeur d'environ 237 000 dollars namibiens.
Il a souhaité à l'Angola plein succès dans son mandat et a assuré l'Angola du soutien inconditionnel de la Namibie à la réalisation des objectifs communs. La Convention du courant de Benguela (CCB) est une organisation intergouvernementale signée en 2013 entre l'Angola, la Namibie et l'Afrique du Sud, visant à gérer et protéger conjointement le vaste écosystème marin du courant de Benguela. Première commission éco-systémique au monde, elle promeut l'utilisation durable, la conservation et la restauration des ressources marines partagées.