L'enquête menée par la Financial Crimes Commission (FCC) dans le cadre de l'affaire de Reward Money s'approche d'une étape décisive. Le dossier impliquant l'ancien assistant commissaire de police (ACP) Dunraz Gangadin devrait bientôt être remis au bureau du Directeur des poursuites publiques (DPP) pour avis.
Âgé de 63 ans et habitant Quatre-Bornes, Dunraz Gangadin avait été arrêté par la FCC en janvier 2025 avant d'obtenir la liberté conditionnelle quelques jours plus tard. L'ancien haut gradé de la police fait actuellement face à deux accusations provisoires de blanchiment d'argent devant la justice. Les investigations de la FCC portent sur des fonds issus du Reward Money, un mécanisme de récompense financière accordé dans certaines opérations antidrogue.
Les enquêteurs soupçonnent que plusieurs sommes d'argent provenant de ce système auraient été blanchies entre 2022 et 2024. Selon les éléments présentés en cour, des montants atteignant plusieurs millions de roupies seraient concernés dans cette affaire.
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Lors de sa comparution devant le tribunal de Port-Louis, la FCC s'était opposée à sa remise en liberté en évoquant notamment les risques d'ingérence dans l'enquête et la possibilité de pressions sur certains témoins. La cour avait néanmoins accordé sa remise en liberté sous une série de conditions strictes. L'ancien ACP doit notamment se présenter régulièrement dans un poste de police à des horaires précis, remettre ses documents de voyage et rester disponible pour les besoins de l'enquête. Il est également interdit d'entrer en contact avec plusieurs personnes liées au dossier.
Les autorités lui ont aussi demandé de communiquer un numéro de téléphone accessible en permanence à la FCC. Pour obtenir sa libération, Dunraz Gangadin a aussi dû fournir deux cautions de Rs 750 000 chacune ainsi que signer une reconnaissance de dette totalisant Rs 2,5 millions.
Selon les indications recueillies, la FCC estime désormais que les éléments d'enquête compilés sont suffisamment avancés pour permettre le transfert du dossier au DPP, qui devra décider des suites judiciaires à donner dans cette affaire sensible touchant l'ancien haut commandement de la police.