La controverse entourant l'érosion de la plage de Tamarin prend désormais une dimension judiciaire. Percy Yip Tong, activiste social et environnemental, a annoncé son intention d'intenter une action en justice contre le ministre de l'Environnement, Rajesh Bhagwan, à la suite de déclarations publiées dans notre édition de l'express du 10 mai au sujet des travaux réalisés sur le littoral tamarinois.
Dans un communiqué, Percy Yip Tong affirme vouloir «entamer des poursuites judiciaires pour diffamation, atteinte à mon intégrité et à ma personne». Il dénonce notamment les propos tenus par Rajesh Bhagwan dans l'article : «Je peux vous dire qu'à aucun moment il n'y a eu l'intention ou l'ordre d'arrêter Percy Yip Tong. Je le connais depuis longtemps. Nous avons travaillé ensemble et avons été en contact. D'ailleurs, même le directeur de la Beach Authority était en contact avec lui. Je suis satisfait que nous ayons pu arrêter l'hémorragie.»
Percy Yip Tong déplore toutefois ces déclarations, et soutient qu'il y avait bel et bien un ordre pour l'arrêter dans cette affaire. Selon l'activiste, les événements survenus autour des travaux de désensablement et l'intervention des autorités démontreraient clairement qu'il faisait l'objet de mesures coercitives, contrairement à ce qu'a affirmé le ministre dans ses déclarations publiques. L'activiste annonce également vouloir engager des procédures pour «écocide contre le ministère de l'Environnement au nom de la baie de Tamarin».
Il précise avoir déjà mandaté ses avocats de Ramano Chambers afin d'enclencher les démarches judiciaires. «En attendant, je vais jurer un affidavit la semaine prochaine où toute la scandaleuse et hallucinante vérité sera écrite, soutenue par photos et vidéos», écrit-il encore, tout en remerciant les médias et le public pour leur soutien dans cette affaire très médiatisée.
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Alors que Percy Yip Tong annonce des poursuites judiciaires, Rajesh Bhagwan a choisi de ne pas alimenter davantage la polémique. Contacté à ce sujet, le ministre de l'Environnement s'est abstenu de commenter les menaces de poursuites. «Je laisse le soin au public de juger le ton et le contenu de mes propos dans l'article. Mo les popilasion zize», a-t-il simplement déclaré.