Cameroun: « On verra celui qui va perdre le plus » - La lettre laissée après l'égorgement d'une fillette

Le drame est survenu en l'absence du père. Séverin, ouvrier, rentre du travail et découvre sa fille de 6 ans égorgée dans le salon. Sa compagne a fui, laissant une lettre terrible : « On verra celui qui va perdre le plus ».

Contexte

Séverin vivait avec sa petite amie et l'enfant de six ans, qui n'était pas la fille biologique de la femme. La veille au soir, une dispute violente éclate. Des paroles très blessantes sont échangées. Le lendemain matin, Séverin part travailler sans soupçonner le danger.

Pendant son absence, la femme passe à l'acte. Elle égorge la fillette dans le salon, puis prend la fuite. Elle laisse une lettre écrite à la main. Les gendarmes l'interpellent plus tard dans un bus en partance pour Douala, lors d'un contrôle mixte. Son arrestation survient après qu'elle a oublié sa carte nationale d'identité.

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Analyse

La violence domestique connaît un pic de passage à l'acte après une séparation ou une dispute majeure. Dans ce cas, l'enfant n'est pas la cible directe du conflit initial. Mais l'infanticide sert d'arme de vengeance ultime. La lettre le confirme : « On verra celui qui va perdre le plus ».

Les causes incluent un sentiment de dépossession affective. La femme n'a aucun lien biologique avec la fillette. Les expertises en psychologie criminelle montrent que le facteur de risque principal est l'absence de régulation émotionnelle post-conflit. Aucun signalement antérieur n'a été enregistré. Aucune alerte n'a été remontée aux services sociaux.

Décryptage

Le mécanisme sous-jacent repose sur trois phases. D'abord la montée en tension : dispute violente la veille. Ensuite la dissociation : le départ de Séverin au travail crée une fenêtre d'opportunité fatale. Enfin le passage à l'acte froid, planifié dans la nuit. La lettre prouve une préméditation courte mais réelle.

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