La gestion d'un organisme public suscite de nouvelles interrogations après des allégations portant sur un processus d'appel d'offres lié à l'achat de produits destinés aux animaux pris en charge. Ces éléments, évoqués par différentes sources proches du dossier, alimentent actuellement les discussions dans certains milieux concernés. Au centre des préoccupations figure la gouvernance interne de l'organisme, dont la direction fait déjà l'objet de questionnements depuis plusieurs mois. Plusieurs observateurs estiment que les changements attendus en matière de gestion et de transparence n'ont pas encore produit les résultats espérés sur le terrain.
Selon nos recoupements, une réorganisation du département des achats aurait été mise en place après la prise de fonction de la nouvelle direction. Certains fournisseurs auraient été intégrés à des listes de prestataires, tandis que d'autres auraient été progressivement écartés du circuit d'approvisionnement. Ces éléments n'ont pas été validés publiquement par l'organisme concerné.
Les interrogations portent sur deux exercices distincts : l'un relatif à l'achat de viande destinée aux animaux et l'autre concernant l'acquisition de friandises pour chiens. D'après plusieurs sources proches du dossier, une même entreprise aurait participé aux deux procédures. Dans le premier cas, son offre n'aurait pas été retenue, son prix étant légèrement supérieur à celui du fournisseur finalement sélectionné. Le second appel d'offres suscite davantage de questions.
Selon des informations recueillies auprès de personnes ayant suivi le dossier, il porterait sur l'acquisition d'environ cinq tonnes de friandises pour chiens sur une période d'un an, pour un montant estimé à environ Rs 1,7 million. Certaines voix s'interrogent sur la nature et la nécessité de ce volume, estimant que ces produits relèvent davantage du complément alimentaire que d'un besoin essentiel dans la prise en charge quotidienne des animaux.
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Des questions sur les procédures
Selon plusieurs sources, un premier exercice aurait été annulé après la découverte d'erreurs administratives et procédurales lors de l'examen des documents soumis au conseil d'administration vers la fin de l'année 2025. L'appel d'offres aurait ensuite été relancé sous une procédure restreinte.
Ce choix suscite aujourd'hui des interrogations, certains estimant qu'une procédure plus ouverte aurait pu être privilégiée, notamment en raison du montant concerné. D'autres points ont également été soulevés concernant les spécifications techniques des produits demandés, certaines sources estimant que les critères relatifs à la composition ou à la valeur nutritionnelle n'auraient pas été suffisamment détaillés.
Par ailleurs, des questions ont été évoquées autour de la transparence du processus décisionnel, notamment en ce qui concerne la participation de certains intervenants aux différentes étapes de validation. Ces éléments n'ont toutefois fait l'objet d'aucune conclusion officielle.
Marché non attribué et contexte interne tendu
Selon les informations disponibles, le contrat n'aurait finalement pas été attribué, le conseil d'administration ayant refusé de valider l'allocation du marché en raison de contraintes budgétaires. Cette situation intervient dans un contexte interne déjà marqué par des changements au sein des instances de gouvernance, avec notamment des démissions récentes au niveau du conseil d'administration. Certaines sources indiquent également que les autorités compétentes auraient été informées de préoccupations liées à ce dossier.
Pour l'heure, aucun commentaire officiel n'a été émis par l'instance concernée ni par le ministère de tutelle, si ce n'est l'indication qu'une enquête interne a été initiée.