Lors d'une réunion qui s'est tenue jeudi à Accra, le Ghana et le Togo ont décidé de transformer leur coopération douanière en alliance opérationnelle quotidienne.
Le commissaire des douanes ghanéennes, Aaron Kanor, a accueilli la délégation togolaise avec des mots qui résument l'esprit du partenariat : « Si le Togo éternue, le Ghana attrape froid. Si le Ghana bloque une route, les contrebandiers essaient le Togo. Nous devons éternuer et guérir ensemble. »
Le nouveau cadre de coopération repose sur trois piliers : des patrouilles nocturnes conjointes au passage frontalier d'Aflao-Kodjoviakopé, un partage de renseignements en temps réel pour éliminer la fraude de transit, et une interconnexion technologique entre le système ghanéen ICUMS et le système togolais SYDAM pour garantir une circulation fluide des données. L'objectif est de démanteler les réseaux criminels qui exploitent les failles entre les deux pays, une réalité bien connue dans une zone frontalière où la contrebande prospère sur les asymétries réglementaires.