Les autorités sanitaires sont en état d'alerte face à l'apparition de cas d'hantavirus dans plusieurs pays. Des mesures de surveillance sont annoncées au niveau des frontières.
Les autorités sanitaires malgaches renforcent leur vigilance face à l'apparition de cas d'hantavirus, une maladie jugée hautement mortelle et signalée dans plusieurs régions du monde. La surveillance de cette maladie est désormais activée aux frontières.
« Des consignes ont été émises et les dispositifs de contrôle ont été renforcés dans les aéroports internationaux ainsi que dans l'ensemble des ports du pays », a indiqué hier le directeur général de la Médecine préventive auprès du ministère de la Santé publique, le Dr Désiré Andrianina.
Les mesures prévues consistent notamment à renforcer la surveillance des passagers aux points d'entrée du territoire. « La température des voyageurs sera contrôlée et des examens physiques seront également réalisés », précise ce responsable.
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Selon lui, la situation appelle à la vigilance.
« Des voyageurs en provenance des zones où des cas ont été signalés arrivent presque quotidiennement chez nous », souligne-t-il.
Jusqu'à hier, ces mesures de surveillance n'étaient toutefois pas encore appliquées dans les aéroports internationaux et les ports. « Des équipements spécifiques seront prochainement déployés pour assurer l'application effective de ces mesures », poursuit-il. Le ministère de la Santé publique annonce ainsi la distribution de 122 thermoflash dans les différents points d'entrée du pays.
Plan de contingence
Ces derniers jours, plusieurs réunions ont été organisées afin de préparer les dispositifs de prévention et de riposte face à cette maladie.
Par ailleurs, l'équipe de surveillance du ministère travaille actuellement à l'élaboration d'un plan de contingence contre l'hantavirus, en collaboration avec les partenaires techniques et financiers, afin d'anticiper une éventuelle propagation de la maladie.
À ce stade, l'hantavirus n'est toutefois pas considéré comme une urgence de santé publique. Selon les explications des scientifiques, la transmission interhumaine demeure rare. Le mode de transmission ne correspond pas à une transmission respiratoire classique et repose principalement sur des contacts étroits et prolongés.
Par ailleurs, tous les cas contacts identifiés en France après un vol avec une personne infectée ont été testés négatifs.
« Même si l'hantavirus est pris au sérieux, le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a affirmé qu'il n'existait aucun signe laissant présager le début d'une épidémie plus importante, tout en n'excluant pas l'apparition de nouveaux cas. »