Moçâmedes — Des avocates angolaises ont défendu, ce jeudi à Moçâmedes (province de Namibe), la nécessité d'une plus grande dignité professionnelle, de la lutte contre le harcèlement et du renforcement de l'égalité des chances dans le secteur de la justice.
Cette position a été exprimée lors de la première Conférence des avocates angolaises, un événement qui a réuni des magistrats, des avocats, des universitaires, des conseillers nationaux et provinciaux, ainsi que des intervenants nationaux et internationaux.
Au cours des panels et des tables rondes, les participantes ont plaidé pour la création de mécanismes plus efficaces de prévention et de signalement des pratiques de harcèlement moral et sexuel en milieu professionnel, ainsi que pour la mise en oeuvre de mesures institutionnelles garantissant l'égalité des chances d'accès aux postes de direction.
Les intervenantes ont constaté que, malgré les progrès réalisés ces dernières années, des défis liés à la discrimination fondée sur le sexe, aux inégalités salariales et aux difficultés d'affirmation professionnelle des femmes dans le domaine juridique angolais persistent.
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À cette occasion, Suzana Inglês, avocate et professeure d'université, a appelé au renforcement de la solidarité et de l'unité des femmes au sein de la profession juridique, plaidant pour une meilleure représentation des femmes dans les instances décisionnelles de la profession et de l'administration de la justice.
Selon la juriste, la conférence constitue un espace de dialogue et de partage d'expériences, visant à contribuer à une profession juridique plus éthique, inclusive et respectueuse des droits humains.
De son côté, Tânia Canguia, avocate et membre du conseil national de l'Ordre des avocats d'Angola (OAA), a souligné que le renforcement de la présence féminine dans le système judiciaire est une voie essentielle à la consolidation de l'État démocratique et de l'État de droit, ainsi qu'à la promotion de l'égalité des chances dans le pays.
Elle a reconnu des progrès significatifs en matière d'inclusion des femmes dans les institutions publiques et privées, tout en mettant en garde contre la persistance de pratiques discriminatoires et d'obstacles à l'évolution de carrière.
Elle a également plaidé pour la mise en oeuvre de politiques garantissant une meilleure protection et une plus grande reconnaissance des femmes dans l'exercice du droit, ainsi que pour l'encouragement de la présence féminine à des postes de direction dans les instances judiciaires.
Cet événement s'inscrit dans le cadre des initiatives et actions de l'OAA visant à valoriser la profession et à renforcer la participation des femmes aux processus de transformation sociale et juridique en Angola.