Congo-Kinshasa: Epidémie d'Ebola en Ituri - La riposte lancée à Bunia, Rwampara et Mongwalu

Plusieurs cas suspects de la maladie à virus Ebola sont actuellement pris en charge dans différentes structures sanitaires de Bunia et de Mongwalu. Les équipes médicales et les partenaires de santé se mobilisent pour identifier les personnes contacts et limiter la propagation de l'épidémie, a constaté ce samedi 16 mai le reporter de Radio Okapi.

À l'Hôpital Général de Référence de Bunia, six cas suspects sont placés sous surveillance médicale dans une unité spéciale d'isolement. Un autre patient est suivi à l'Hôpital de Rwampara, tandis que des cas suspects ont également été signalés à l'Hôpital Général de Mongwalu, considéré comme l'un des épicentres de l'épidémie.

Selon plusieurs sources médicales, le principal défi reste l'identification des personnes contacts encore dissimulées dans la communauté. Le manque de moyens financiers et d'équipements adaptés complique la riposte. À Bunia, seules six places sont disponibles pour l'isolement des patients.

Ce samedi matin, le chef de Division provinciale de la santé a réuni les médecins chefs de zones et les responsables des structures sanitaires. Dans l'après-midi, le Gouverneur de province a convoqué une réunion avec les partenaires impliqués dans la riposte.

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Mongwalu, épicentre de l'épidémie : les gestes barrières encore rares

Au lendemain de la déclaration officielle de cette 17e épidémie d'Ebola en RDC, les mesures barrières commencent à être appliquées à Mongwalu. Des équipes sanitaires sensibilisent la population au port du masque, au lavage des mains et aux enterrements sécurisés.

Pourtant, la vie quotidienne semble presque normale : marchés ouverts, boutiques actives, motos en circulation et enfants à l'école. Mais derrière cette apparente normalité, l'inquiétude grandit.

Mais ces gestes barrières, qu'ils avaient longtemps pratiqués lors de la pandémie de COVID, beaucoup d'habitants ne savent pas encore qu'ils doivent les appliquer à nouveau. Gloire Mumbesa, habitant de Mongwalu, témoigne :

« On voit dans les rues quelques personnes porter des cache-nez. C'est comme si la population commence à comprendre qu'il y a des décès en cascade dans la zone et qu'il pourrait s'agir d'une épidémie. Mais jusque-là, beaucoup de gens ne savent pas encore exactement quoi faire ».

Selon le bourgmestre de Mongwalu, deux nouvelles personnes sont décédées durant la nuit dernière, dont une femme transférée à l'hôpital. D'autres sources médicales évoquent au moins quatre décès supplémentaires.

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