Une étude présentée lors d'un café politique organisé par la Dynamique des politologues (DYPOLE), vendredi 15 mai, recommande au gouvernement de clarifier le statut des Wazalendo afin d'éviter les abus et de consolider l'autorité de l'État.
La rencontre, tenue au Cercle Elaïs à Kinshasa, a réuni des représentants du gouvernement, des FARDC, des Wazalendo et de la société civile avec l'appui de la Fondation Friedrich Ebert. Les débats ont porté sur le cadre légal de ces groupes d'autodéfense, leur encadrement et financement, les risques de fragmentation de l'autorité de l'État, ainsi que les perspectives de démobilisation et de stabilisation après la crise sécuritaire dans l'Est de la RDC.
Face au M23, les Wazalendo soutiennent les FARDC. Mais cette mobilisation soulève des inquiétudes sur le respect des droits humains et l'absence d'un cadre juridique clair.
« Les discussions ont porté sur le statut légal des Wazalendo, leur prise en charge et leur avenir après la guerre », a expliqué Constantin Grund, de la Fondation Friedrich Ebert.
Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres
De son côté, Élodie Tamozinda, coordonnatrice de l'Asbl Dignité Humaine, a dénoncé le manque de coordination sur le terrain et les abus contre les civils.
Cette réflexion collective met en lumière l'urgence pour l'État congolais de définir un statut officiel des Wazalendo, afin de canaliser leur mobilisation et d'éviter qu'elle ne fragilise davantage l'autorité publique.
En avril 2025, le ministre de la Défense nationale avait annoncé à Uvira (Sud-Kivu) que les combattants locaux Wazalendo, qui appuyaient l'armée dans la défense de cette cité, dépendaient désormais exclusivement du coordonnateur national de la Réserve armée de défense (RAD), le général Padiri Bulenda.