Quatre étudiants sénégalais ont porté haut le drapeau sénégalais en remportant vendredi, pour la 2e année consécutive, le 1eᣴ prix de l'Africa Digital Identity Hackathon 2026 (ID4Africa), organisé à Abidjan du 12 au 15 mai. Il s'agit de Fatou Aminata Sow, Soukeyna Diop, Papa Tahibou Tall et de Mamadou Falilou Diaw.
Ils viennent certes d'universités sénégalaises différentes, mais grâce à leur solution innovante, « TrustSeal », basée sur l'identité numérique, ils ont pu développer la meilleure application globale parmi 8 équipes finalistes venues de plusieurs pays africains.
En réalité, cette innovation qui a remporté le 1eᣴ prix de l'Africa Digital Identity Hackathon 2026 permet de vérifier et certifier la fiabilité d'une personne ou d'un vendeur en ligne à travers l'authentification par identité numérique et la validation de comptes en ligne.
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« Derrière cette performance, il y a du travail, du talent et des parcours inspirants : Fatou Aminata Sow, étudiante en 2e année à Université Amadou Mahtar Mbow Polytech Diamniadio, Soukeyna Diop, en 4e année de formation en génie mécanique et systèmes industriels à École supérieure polytechnique de Dakar, Papa Tahibou Tall, en 4e année de génie industriel à École Polytechnique de Thiès et Mamadou Falilou Diaw, en 4e année de formation en génie informatique à École Polytechnique de Thiès », a soutenu le député de la 15e législature du Sénégal Abdoul Ahad Ndiaye.
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D'après lui, cette distinction constitue « une immense fierté nationale » dans un contexte où l'Afrique réfléchit à sa souveraineté numérique et technologique. « Mais cette réussite doit aussi nous interpeller : au Sénégal, en 2026, 83 % des candidats au baccalauréat sont en séries littéraires, contre seulement 17 % en séries scientifiques. Plus inquiétant encore : moins de 1 % des candidats sont en série S1, considérée comme l'élite scientifique », a-t-il relevé.
En fait, rappelle le parlementaire, en 1986, les séries scientifiques représentaient pourtant 51 % des bacheliers. Une évolution qui selon lui, doit alerter. Alors que le monde est désormais guidé par la technologie, l'intelligence artificielle et l'innovation, le jeune député estime qu'il devient urgent de redonner aux mathématiques et aux sciences la place qu'elles méritent dans le système éducatif sénégalais. « Le Sénégal a les talents. À nous de créer les conditions pour les faire émerger », a-t-il lancé.