Un an après le Green Enterprise Day, Xperience verte monte d'un cran. Les 18 et 19 juin, le cabinet Conseil éthique et performance convie dirigeants et décideurs à repenser de fond en comble leur conception du management.
Le 20 juin 2025, Régis Mike M'vila avait fait un pari audacieux : réunir dans un hôtel brazzavillois des directeurs généraux, des responsables ressources humaines et des experts de la gouvernance autour d'une question que beaucoup de patrons congolais jugeaient encore secondaire, la qualité de vie et des conditions de travail. Le Green Enterprise Day, organisé sous l'égide de son cabinet Conseil éthique et performance, avait tenu ses promesses. Une journée de conférences, d'ateliers et de débats, avec, en clôture, la signature symbolique de la charte « Ruptures engagées » par toutes les entreprises présentes. Un premier signal, mais un signal seulement. C'est sur cet acquis que s'appuie désormais Xperience verte, l'édition 2026 de l'événement, pour aller sensiblement plus loin.
De l'événement à l'expérience
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Le changement de nom ne relève pas d'une coquetterie marketing. Il traduit une transformation du format lui-même. Exit la formule en une journée : Xperience verte, prévue les 18 et 19 juin à Brazzaville, se déploiera avec une promesse affichée dans sa note conceptuelle, non plus simplement informer les décideurs sur les bienfaits de la qualité de vie et des conditions de travail, mais les placer dans ce qu'elle appelle « un espace de bascule ». Une formulation qui dit tout de la volonté de rupture avec le forum classique.
Le fond, lui, reste cohérent avec le positionnement du cabinet. Responsabilité sociétale des entreprises, santé mentale, leadership, gouvernance, autant de sujets qui dessinent ensemble une autre manière de concevoir la compétitivité, non plus réduite aux résultats financiers, mais élargie aux réalités humaines, sociales et environnementales dans lesquelles opèrent les entreprises africaines.
Une conviction qui cherche à s'imposer
Régis Mike M'Vila ne mâche pas ses mots. Pour lui, la responsabilité sociétale des entreprises n'est pas un supplément d'âme que l'on offre aux parties prenantes lors des assemblées générales. C'est un investissement. Et la performance durable, une discipline à part entière, qui exige de l'entreprise qu'elle soit attentive à sa chaîne de production comme à son écosystème, collaborateurs, partenaires, territoires d'implantation. Depuis plusieurs mois, il porte cette lecture auprès des dirigeants congolais, dans les médias comme dans les cercles patronaux.
Xperience verte en sera la vitrine la plus ambitieuse à ce jour. Selon le programme provisoire, l'événement devrait mobiliser plusieurs personnalités du monde des affaires, de la régulation et de la coopération internationale, avec, en filigrane, une ambition panafricaine qui dépasse largement le seul cadre local.
Un contexte qui plaide pour eux
L'entreprise congolaise, et africaine plus largement, n'a jamais été autant sous pression. Montée des risques psychosociaux, difficulté à fidéliser les talents, exigences croissantes des bailleurs en matière de gouvernance, quête de sens d'une génération de jeunes cadres qui ne se satisfait plus d'un simple bulletin de salaire. Tous ces signaux convergent. Les modèles d'hier, bâtis sur l'autorité verticale et l'indifférence aux conditions de travail, montrent leurs limites.
C'est précisément dans cet intervalle que s'engouffre Xperience verte. Si l'événement tient ses promesses, Brazzaville pourrait bien devenir, le temps de deux journées, un point de ralliement inattendu pour ceux qui pensent que l'entreprise africaine a encore beaucoup à gagner à se regarder autrement.