Sous l'impulsion de l'homme d'affaires, Idrissa NASSA, le patronat Burkinabè connaît une mutation profonde entre réorganisation institutionnelle et affirmation d'une souveraineté économique concrète. Des pas de géant qui confirment la vision managériale de ce serial entrepreneur qui imprime de nouvelles couleurs à l'institution.
La Confédération Générale des entreprises du Faso (COGeF) s'impose désormais comme un acteur clé du développement endogène, en mode roue libre. L'alternance au sein du patronat burkinabè, longtemps perçue comme un défi, s'est transformée en une opportunité de consolidation et de modernisation. Depuis son élection en octobre 2023 à la présidence du Conseil national du patronat burkinabè (CNPB), devenu Confédération Générale des Entreprises du Faso (COGEF), Idrissa Nassa a imprimé une dynamique nouvelle, marquée par la cohésion, la représentativité et l'ambition de souveraineté économique.
Dès son installation officielle en décembre 2023, sous le haut patronage du président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, l'opérateur économique a rappelé le rôle déterminant du secteur privé dans l'économie nationale. Premier pourvoyeur d'emplois hors agriculture, avec plus de deux millions de salariés selon les données de 2021, le secteur privé contribue à plus de 90 % des recettes fiscales et douanières, soit près de 2 000 milliards F CFA. Dans un contexte sécuritaire difficile, cette résilience a été saluée par les autorités, qui ont appelé les entrepreneurs à investir davantage dans la production nationale.
Le nouveau président du patronat a très tôt affirmé sa volonté de se positionner non pas comme « le patron des patrons », mais comme « le serviteur de tous », à l'écoute des employeurs et des travailleurs. Sa vision repose sur la cohésion et la synergie, conditions nécessaires pour bâtir une institution forte, capable de rivaliser sur les marchés régionaux et internationaux. Cette orientation s'est traduite par des réformes structurelles.
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En 2024, le CNPB a enregistré l'arrivée de plus de 60 nouveaux membres, grâce à une révision statutaire élargissant sa base. Treize conseils régionaux ont été mis en place, renforçant l'ancrage territorial de l'organisation. Parallèlement, 22 commissions spécialisées ont été renouvelées, permettant une meilleure prise en compte des besoins des entreprises et des enjeux du secteur privé.
Des réalisations concrètes
Parmi les acquis majeurs figure l'acquisition de terrains pour la construction du futur siège du patronat, symbole d'une institution modernisée et pérenne. L'organisation des états généraux du secteur privé burkinabè a également marqué un tournant, en produisant des recommandations inclusives qui serviront de socle à la transformation structurelle de l'économie.
La mobilisation du patronat s'est aussi illustrée par des gestes patriotiques, tels que la remise de deux chèques de 100 millions F CFA chacun en 2023, destinés aux veuves et orphelins des Forces de défense et de sécurité (FDS) et au Fonds de soutien patriotique. Ces actions traduisent l'engagement du secteur privé dans la lutte contre le terrorisme et dans la solidarité nationale.
L'année 2025 a confirmé cette dynamique, avec un taux de réalisation de 85 % du programme d'activités. La transformation du CNPB en COGEF a marqué progressiste populaire (RPP), mise en oeuvre par le capitaine Ibrahim Traoré. Pour réussir ce pari, la COGEF mise sur la modernisation des petites et moyennes entreprises, la formation des jeunes et l'ouverture de bureaux de liaison dans la sousrégion afin d'accroître la présence régionale du Burkina Faso. une étape décisive, officialisant la nouvelle identité de l'organisation.
En février 2026, lors de son Assemblée Générale Ordinaire, la COGEF a fixé comme priorité absolue, pour cette année, l'investissement souverain et la structuration des entreprises locales. Le fondateur du groupe Coris Bank International insiste sur la nécessité pour les entrepreneurs burkinabè de s'investir dans les secteurs productifs nationaux afin de créer de la valeur ajoutée. Cette stratégie vise à réduire la dépendance aux importations et à renforcer la résilience économique du pays.
Elle en phase avec la vision de la Révolution progressiste populaire (RPP), mise en oeuvre par le capitaine Ibrahim Traoré. Pour réussir ce pari, la COGEF mise sur la modernisation des petites et moyennes entreprises, la formation des jeunes et l'ouverture de bureaux de liaison dans la sousrégion afin d'accroître la présence régionale du Burkina Faso.
En plus de deux années de présidence, Idrissa Nassa, dont l'action repose sur la mise en oeuvre d'un Plan stratégique de Développement (PSD) 2025-2029 chiffré à 3,5 milliards F CFA, a profondément transformé le visage du patronat burkinabè.