Le sergent de police Moanoovaloo Jean Marie Norbert, affecté à la Major Crime Investigation Team (MCIT) et habitant Coromandel, ainsi que Ragoo Nundanee Devi Joygapaul, résidant à Terre-Rouge, ont été arrêtés le vendredi 15 mai par la Financial Crimes Commission (FCC) dans le cadre d'une enquête pour un abus présumé de fonction à des fins personnelles. Ils ont comparu devant la Weekend Court hier.
Selon les premiers éléments de l'enquête, cette affaire remonte à une descente effectuée le 7 mai 2026 dans une maison située à BoisPignolet, à Terre-Rouge, par une équipe de la MCIT, dont faisaient partie les deux policiers concernés. Au cours de cette opération, les policiers auraient sollicité une somme d'argent auprès de la famille occupant les lieux en échange de la promesse de ne procéder à aucune arrestation.
Les membres de cette famille, pris de panique et craignant des arrestations imminentes, ont tenté de réunir la somme réclamée en puisant dans leurs économies et en sollicitant l'aide de proches. Ils ont finalement remis environ Rs 95 000 aux policiers, alors qu'une somme de Rs 100 000 aurait été exigée.
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Après les faits, la famille concernée a décidé de signaler l'affaire aux autorités. Une enquête préliminaire a alors été initiée par la police avant que le dossier ne soit officiellement référé à la FCC le 15 mai afin d'approfondir les investigations.
Les deux policiers ont été interrogés par les enquêteurs de la FCC sous une accusation d'abus de fonction à des fins personnelles, un acte constituant une infraction de corruption. Selon nos recoupements, d'autres interpellations pourraient également avoir lieu dans les prochains jours dans le cadre de cette affaire. Par ailleurs, nos informations indiquent que les deux policiers concernés avaient récemment été transférés de cette unité spécialisée.
Dans un communiqué émis hier, la police a confirmé avoir été alertée le 11 mai 2026 d'allégations de corruption impliquant certains de ses membres. La hiérarchie policière affirme avoir immédiatement entrepris les démarches nécessaires afin d'inviter la personne concernée à consigner une plainte formelle. Celle-ci a été enregistrée le 14 mai auprès du Central Criminal Investigation Department avant que le dossier ne soit transmis à la FCC.
La police a également réaffirmé sa politique de «tolérance zéro» face à la corruption, tout en appelant à ne pas tirer de conclusions hâtives, l'enquête étant toujours en cours.
Les deux suspects ont comparu devant la Weekend Court de Port-Louis. La FCC s'est opposée à leur remise en liberté conditionnelle, estimant que l'enquête se trouve encore à un stade préliminaire et invoquant des risques de «tampering with evidence».
Les deux suspects ont été reconduits en cellule policière et devront de nouveau comparaître devant la justice demain.