Au moins 40 Congolais et réfugiés sud-soudanais sont toujours retenus en otage après une incursion armée survenue lundi 11 mai dans les villages frontaliers d'Arile et d'Ulendere, territoire d'Aru, à environ 350 km au nord de Bunia (Ituri). Les ravisseurs ont été identifiés comme des rebelles venus du Soudan du Sud.
Dans la nuit de lundi à mardi, des hommes armés ont traversé la frontière congolaise avant d'envahir les localités d'Arile et d'Ulendere. Selon plusieurs témoignages, ils ont profité de l'absence des FARDC et de la Police nationale congolaise dans cette zone frontalière. Durant leur incursion, ils se sont livrés au pillage : médicaments, chèvres, vaches et volailles ont été emportés.
La société civile de la chefferie de Kakwa affirme que ces rebelles ont pris en otage au moins 40 personnes, parmi lesquelles des Congolais et des réfugiés sud-soudanais installés dans la région depuis plusieurs mois. D'autres sources évoquent plutôt 75 personnes enlevées, dont trois auraient réussi à s'échapper.
Appel à l'action
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Une semaine après les faits, la société civile se dit préoccupée par le sort des otages et demande au gouvernement congolais de tout mettre en oeuvre pour obtenir leur libération. Elle plaide également pour un renforcement des effectifs des FARDC le long de la frontière afin de sécuriser la zone.
La société civile rappelle qu'au moins 28 incursions attribuées à des soldats et miliciens sud-soudanais ont déjà été enregistrées dans cette partie du territoire d'Aru depuis le début de l'année 2026. Jusque ce lundi 18 mai, aucune réaction officielle des FARDC ni des autorités provinciales ou territoriales n'a été enregistrée.