Luena — Le processus de lutte contre la corruption et le détournement de fonds exige des investissements dans les moyens techniques et la formation continue des acteurs de la justice, a déclaré vendredi à Luena, le procureur de la République auprès du Tribunal de la comarque de Moxico, Miguel Paulo.
Le procureur a fait cette déclaration à l'ANGOP, en marge d'une table ronde sur la « bonne gouvernance », organisée par la délégation provinciale de l'Inspection Générale de l'Administration de l'État (IGAE), sous le thème « 40 ans d'activité d'inspection et de gestion du patrimoine ».
Dans ce cadre, il a fait un appel pour la formation d'inspecteurs et de personnel de la police et l'augmentation des moyens logistiques pour faire face à la criminalité en col blanc.
Après avoir abordé le thème « La responsabilité et responsabilisation des organes locaux de l'administration de l'État dans la gestion du patrimoine public », le magistrat a martelé que le succès de la lutte contre la corruption dépendait aussi de la participation active des citoyens, par la dénonciation des actes portant atteinte aux biens publics.
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Ainsi, il a demandé aux gestionnaires publics à asseoir leurs actions dans la gestion des affaires publiques, en respectant les principes de légalité, la rigueur et la transparence pour un meilleur fonctionnement de l'administration publique.
D'un côté, le délégué provincial de l'IGAE, Rui Pedro Pipa, a dénoncé certaines conduites contraires à l'éthique observées chez certains responsables dans la gestion des affaires publiques à Moxico.
Selon lui, au premier trimestre de cette année, l'institution a reçu plus de 200 plaintes concernant des actes administratifs, la plupart étant liées à des comportements jugés « peu éthique » par les gestionnaires publics.
Malgré cela, il a indiqué que les cas de corruption dans la province « ne sont pas alarmants », ayant ainsi appelé la population à signaler à tout moment les actes d'irrégularité.
La table ronde a réuni des gestionnaires publics, des cadres de l'administration publique, des représentants d'institutions et des membres de la société civile, dont l'objectif était de souligner l'importance de la rigueur, de la transparence, de la légalité et de la bonne gestion des biens publics.