Luanda — La directrice du bureau juridique de l'Agence Nationale des Déchets (ANR), Cláudia Licateno, a mis en avant ce dimanche, à Luanda, la croissance du recyclage en Angola, stimulée par l'augmentation des initiatives entrepreneuriales et industrielles sur la réutilisation de flux de déchets spécifiques.
Dans sa déclaration à l'ANGOP, à l'occasion de la Journée mondiale du recyclage, qui se célèbre aujourd'hui, elle a évoqué l'intérêt prévisible des investisseurs sur la chaîne de valeur de la gestion de déchets et de leur valorisation.
Elle a précisé que le pays développe déjà des initiatives commerciales et industrielles pour le recyclage de flux de déchets tels que le papier, le plastique, le métal, le verre, outre les composants électriques et électroniques.
Selon la directrice, ce scénario montre que la valeur économique des résidus est de plus en plus comprise, d'où la nécessité de poursuivre les actions de sensibilisation sur l'importance du tri sélectif.
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Afin d'attirer davantage des investisseurs dans ce secteur, elle a souligné que le gouvernement, à travers la loi sur l'investissement privé, avait pris les projets dans les secteurs de l'assainissement de base, de la collecte et du traitement des déchets des projets comme une priorité pour l'octroi d'aides et d'incitations.
En plus, elle a considéré la Taxe de gestion des déchets comme essentielle pour institutionnaliser le principe de la participation citoyenne aux charges publiques liées au nettoyage et à l'assainissement.
Cette mesure, a-t-elle indiqué, a permis aux administrations locales de mettre en oeuvre des actions qui conduisent à une gestion adéquate des déchets, en alignement avec les Objectifs de développement durable (ODD) de l'ONU pour la création de villes propres et durables.
Elle a souligné que, ces dernières années, la perception des gens avait augmenté sur la valeur économique des déchets, se manifestant par une plus grande attention de la population sur le tri des déchets, comme le plastique, le papier et le fer, une action positive pour le recyclage et l'économie circulaire.
Selon la directrice, malgré ces indicateurs, il est nécessaire de continuer à sensibiliser et éduquer la population pour que la collecte sélective commence depuis les foyers.
Dans ce cadre, elle a salué le partenariat entre l'ANR et l'Institut National de l'Emploi et de la Formation Professionnelle (INEFOP) dans la mise en oeuvre du projet « PICAR », dont l'objectif général est l'insertion sociale des récupérateurs de déchets.
Sur le plan national, le projet vise à légaliser et à former les récupérateurs de déchets, ainsi qu'à apporter son soutien à cette activité, étant déjà mis en oeuvre dans toutes les provinces.
Par ailleurs, elle a fait savoir qu'il existe des initiatives privées pour le montage des points de collecte, notamment dans la municipalité à Luanda.
L'ANR, en partenariat avec l'Agence de coopération internationale de Japon (JICA), a élaboré un plan de sensibilisation comprenant des initiatives à mettre en oeuvre par les administrations municipales, qui a déjà permis l'inclusion de deux municipalités où seront installés les points de collecte, a-t-elle ajouté.
Selon Cláudia Licateno, l'agence mène des études pour établir un cadre juridique spécifique pour ces flux de déchets, outre la délivrance des licences aux opérateurs de gestion spécialisés dans leur traitement.
Elle a ajouté que la réalisation de cet objectif suppose une implication institutionnelle et financière du gouvernement central et local, ainsi qu'une participation active des citoyens au tri des déchets.
Pour la directrice, l'ANR, en tant qu'organe régulateur des politiques nationales sur la gestion des déchets, fait un bilan positif de l'efficacité et du développement du recyclage en Angola.
Cláudia Licateno a réaffirmé le soutien continu de l'ANR en faveur de la mise en place progressive de la collecte sélective des résidus solides.
« Recycler, c'est semer l'avenir, car les déchets d'aujourd'hui pourraient être les ressources de demain pour satisfaire les besoins humains. Recycler et transformer pour un Angola plus durable », a-t-elle conclu.