Le Sénégal a plaidé pour une transformation profonde des systèmes de santé africains, lundi, à Genève, à l'occasion d'une rencontre de haut niveau organisée en marge de la 79ᵉ Assemblée mondiale de la Santé. Le ministre de la Santé et de l'Hygiène publique, Ibrahima Sy, a notamment insisté sur la nécessité de renforcer l'industrie pharmaceutique locale, d'accélérer la transformation numérique du secteur et de garantir un accès sécurisé aux produits de santé sur le continent.
Cette rencontre consacrée au futur Plan stratégique régional (PSR) 2026-2030 de l'OMS Afrique a, selon la RTS digital, réuni plusieurs ministres africains de la Santé ainsi que des experts autour du thème : « Une nouvelle ère de la santé pour l'Afrique : action unie pour la Vision 2035 ». À cette occasion, le Directeur régional de l'OMS Afrique a présenté les grandes orientations de cette future feuille de route sanitaire continentale, actuellement en cours d'élaboration.
Prenant la parole, le Dr Ibrahima Sy a salué l'approche « inclusive et participative » adoptée dans la conception du document stratégique. Selon le ministre sénégalais, plusieurs priorités inscrites dans la Stratégie nationale de Transformation du Système de Santé du Sénégal ont déjà été prises en compte dans le texte.
Le ministre a également formulé plusieurs recommandations avant l'adoption finale du document. Il a insisté sur la prise en compte des déterminants de la santé à travers l'approche « Santé dans Toutes les Politiques » (SdTP), tout en appelant au renforcement des cadres réglementaires liés à la transformation numérique et à l'intelligence artificielle dans le secteur sanitaire.
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Sur le volet pharmaceutique, le Sénégal a plaidé pour une solidarité africaine renforcée afin de bâtir une industrie pharmaceutique locale « forte et durable ». Le Dr Ibrahima Sy a aussi appelé à la création de centres d'excellence africains pour limiter les évacuations sanitaires à l'étranger.
Le ministre a, par ailleurs, insisté sur la nécessité de lutter contre les médicaments falsifiés de renforcer les systèmes réglementaires nationaux et d'intégrer la prise en charge des maladies chroniques dans les dispositifs d'assurance maladie.