La Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), le Groupe consultatif d'experts en collaboration avec la Banque africaine de développement, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) et le Partenariat pour la transparence dans le cadre de l'Accord de Paris (PATPA), ont clos un atelier régional de formation de trois jours visant à renforcer les capacités de l'Afrique à préparer des Rapports biennaux de transparence (RBT) de haute qualité au titre de l'Accord de Paris.
Organisé du 27 au 29 avril 2026 à Maputo, cet atelier a réuni des experts de 41 pays africains afin de partager leurs expériences et de renforcer leurs compétences pratiques en matière de rapports et d'action climatiques. Cette formation intervient alors que les pays se préparent à une nouvelle série de rapports qui exigera des systèmes plus solides, une meilleure coordination et des capacités renforcées.
S'exprimant lors de la cérémonie d'ouverture, le secrétaire d'État mozambicain à la Terre et à l'Environnement, Gustavo Dgedge, a souligné l'importance de la transparence pour la planification nationale. « Pour des pays comme le Mozambique, confrontés à des cyclones, des inondations et des sécheresses, la transparence n'est pas simplement une obligation internationale ; c'est un outil pratique pour une meilleure planification, une coordination renforcée et des réponses nationales améliorées », a déclaré M. Dgedge.
Cleopas Torori, représentant résident adjoint du PNUD, a souligné l'importance de la transparence pour faire progresser l'action climatique : « La transparence est le fondement sur lequel repose l'action climatique. Elle permet aux pays de renforcer leurs politiques, d'instaurer la confiance et de traduire leurs ambitions en résultats concrets », a-t-il souligné.
Représentant le gouvernement belge, Nikolaas Swyngedouw, chef de la coopération au Bureau diplomatique du Royaume de Belgique, a réaffirmé le soutien aux pays en développement : « Aucun pays ne doit être laissé pour compte dans la mise en oeuvre de l'Accord de Paris. Des systèmes de transparence solides sont essentiels pour permettre un développement durable et soutenir la transition vers des économies résilientes », a-t-il indiqué.
M. Rômulo Correa, responsable du bureau pays du Groupe de la Banque africaine de développement au Mozambique a souligné l'engagement de la Banque à soutenir les pays, notant que « la transparence n'est pas seulement une obligation de déclaration ; c'est le fondement de la confiance, de la responsabilité et d'une action climatique efficace. Des systèmes de transparence solides permettent aux pays de suivre les progrès, d'identifier les lacunes et de mobiliser les financements nécessaires pour intensifier l'action climatique. » Il a ajouté que la Banque soutenait les pays africains par le biais d'initiatives telles que la Plateforme africaine pour les contributions déterminées au niveau national, qui apporte un soutien ciblé pour renforcer les systèmes de reporting, renforcer les capacités institutionnelles et traduire les engagements climatiques en actions investissables.
Au cours de l'atelier, les participants ont partagé les enseignements tirés de leurs expériences nationales et identifié des solutions concrètes pour renforcer les systèmes de transparence. Les discussions ont réaffirmé l'importance de la collaboration, de l'apprentissage par les pairs et d'un soutien continu pour améliorer les rapports et stimuler l'action climatique en Afrique.
La Banque africaine de développement a réaffirmé son engagement à travailler avec ses partenaires et les pays pour renforcer la transparence, améliorer les capacités et accélérer l'action climatique sur le continent.