Pour sa toute première participation au Festival international de jazz de Saint-Louis, la pianiste, compositrice et cheffe d'orchestre franco-mauritanienne, Leïla Olivesi, a offert une prestation empreinte d'émotion et de partage.
Derrière son piano, Leïla Olivesi n'a pas seulement joué du jazz. Sur la scène de la place Baya Ndar, elle a raconté une histoire, celle d'un lien profond avec l'Afrique et d'un rêve longtemps attendu. Pour sa première fois à Saint-Louis, l'artiste franco-mauritanienne a livré un concert vibrant, en quintet, dans le cadre du Festival international de jazz.
Portée par son album African Rhapsody sorti en 2025, la musicienne explique vouloir, depuis plus de vingt ans, se produire sur le continent africain. « C'est un désir que j'avais depuis une vingtaine d'années déjà. J'en entendais beaucoup parler à Paris par plusieurs personnes qui viennent ici régulièrement et grâce à cet album qui s'appelle African Rhapsody, ça me tenait vraiment beaucoup à coeur de venir jouer sur le territoire africain, en Mauritanie, au Sénégal », confie la compositrice.
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Très touchée par l'accueil du public, Leïla Olivesi salue une ambiance chaleureuse et participative. « Ils ont chanté, applaudi et partagé beaucoup d'énergie avec nous », raconte-t-elle après sa prestation. Il faut dire que cette première venue à Saint-Louis possède également une dimension personnelle pour l'artiste. Son père mauritanien y a étudié lorsqu'il était jeune. « Mon père a fait le lycée ici », raconte-t-elle avec émotion, soulignant ainsi le lien familial qui l'unit à l'ancienne capitale du Sénégal.