L'ancienne ministre de l'Éducation du gouvernement du Mouvement socialiste militant (MSM), Leela Devi Dookun-Luchoomun, a dénoncé cet après-midi, lors d'une conférence de presse au Sun Trust, ce qu'elle a appelé le «syndrome du démantèlement» du nouveau gouvernement dans le secteur éducatif et «l'incompétence» de l'actuel ministre de l'Éducation, Mahend Gungapersad.
Elle a estimé que le manque de leadership, de vision et de courage du ministre entrave la mise en oeuvre des réformes nécessaires. Elle a également critiqué la passivité du ministre, qualifié de «ministre TikTok», qui, selon elle, «ne fait que parler alors qu'au niveau de l'action, c'est zéro».
Elle a mis l'accent sur le danger du démantèlement de la gratuité dans l'éducation pré primaire : «Le ministre prévoit de mettre fin à cette gratuité en janvier 2027 sans justification claire et sans avoir effectué d'audit pour éclaircir sa décision. Cela pourrait engendrer des inégalités sociales, créant une éducation à deux vitesses où seuls les enfants issus de milieux favorisés pourraient avoir accès à un système éducatif de qualité.»
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Pour Leela Devi Dookun-Luchoomun, au lieu d'encourager un environnement d'apprentissage positif, le système semble retourner vers des pratiques archaïques qui augmentent le stress chez des enfants de dix ans.
Elle a aussi mis en avant les incohérences du ministre qui, au départ, était, selon elle, opposé à l'éducation mixte, soutenant que les élèves des deux sexes ne devraient pas être ensemble. Or, par la suite, il aurait changé de position en affirmant que l'éducation mixte était acceptable.
«La réforme doit être inclusive et prendre en compte tous les enfants, se projeter vers l'avenir et mettre en lumière la compréhension des jeunes. Cependant, le sentiment général est que le ministre est perdu dans ses orientations», a encore soulignée Leela Devi Dookun-Luchoomun.
Avant d'ajouter : «En somme, après dix années de progrès, une tendance au démantèlement des acquis s'observe dans le secteur éducatif. Cette situation doit être corrigée pour garantir un avenir éducatif prometteur.»