Le monde des arts visuels en Côte d'Ivoire est en deuil. Le plasticien ivoirien Simplice Ahonzo est décédé dans la nuit du dimanche 17 au lundi 18 mai 2026, plongeant la scène artistique nationale dans une profonde tristesse.
Depuis l'annonce de sa disparition, les hommages se multiplient, traduisant l'émotion suscitée par la perte de cet artiste dont l'oeuvre a marqué le paysage culturel ivoirien.
Discret, mais profondément respecté par ses pairs, Simplice Ahonzo appartenait à cette génération de créateurs pour qui l'art n'était pas seulement une profession, mais un véritable engagement.
À travers ses oeuvres picturales, il explorait avec subtilité les questions d'identité, de mémoire et de patrimoine, en puisant dans les symboles culturels africains et les réalités sociales contemporaines.
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Ses oeuvres, exposées dans plusieurs galeries et espaces culturels de Abidjan, révélaient un univers à la fois introspectif et ancré dans les préoccupations de son temps. Son travail, empreint d'une grande sensibilité, offrait un regard singulier sur la société et témoignait d'une volonté constante de préserver, par l'image, des fragments de mémoire collective.
Parmi les premières réactions, celle de Jacobleu, compagnon de route et confrère, a particulièrement ému la communauté artistique. Sur les réseaux sociaux, l'artiste multidisciplinaire a salué la mémoire d'un « frère d'atelier », évoquant un homme « profondément habité par l'art » et animé d'une passion sincère pour la création. Des mots qui traduisent les liens forts tissés entre les deux hommes au fil des années, dans les ateliers, les expositions et les luttes pour la valorisation de l'art contemporain ivoirien.
Sur la toile, les témoignages de tristesse affluent. Artistes, galeristes, étudiants en arts et passionnés de culture partagent souvenirs, photographies et extraits d'expositions auxquelles Simplice Ahonzo avait pris part. Beaucoup saluent un homme humble, généreux et toujours disponible pour accompagner la jeune génération. Plusieurs figures du monde culturel lui rendent également hommage, soulignant l'empreinte durable qu'il laisse dans le patrimoine artistique national.
Sa disparition rappelle combien les artistes sont des passeurs de mémoire, des voix silencieuses qui racontent leur époque et façonnent l'imaginaire collectif.
À travers ses toiles, son engagement et sa fidélité à l'expression artistique ivoirienne, Simplice Ahonzo laisse un héritage précieux : celui d'un créateur sincère, d'un artisan de l'ombre, dont l'oeuvre continuera de résonner bien au-delà de sa disparition.
L'émotion a également été portée par l'hommage poignant du Dr Koffi-Yao Célestin, qui a salué la mémoire d'un compagnon de longue date. Dans un message empreint de douleur, il a rappelé que la disparition de l'artiste emporte aussi avec elle « une technique plastique singulière, une écriture artistique rare et différente ».
Pour lui, Simplice Ahonzo demeure cette présence chaleureuse et sincère dont l'oeuvre continuera d'inspirer les générations futures. Un adieu bouleversant à celui qui, par ses créations, a su inscrire sa sensibilité dans l'histoire de l'art contemporain ivoirien.