Sénégal: Lutte contre la dégradation des terres, la désertification et la sécheresse - Dakar accueille le front francophone africain du rapportage environnemental

Pour disposer de données probantes et fiables dans la lutte contre la dégradation des terres, la désertification et la sécheresse, dans un contexte marqué par les effets du changement climatique, le Sénégal abrite depuis hier, lundi 18 mai, une rencontre régionale consacrée à l'élaboration des rapports nationaux 2026, de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (Cnulcd) pour les pays francophones d'Afrique.

Inscrite dans les cinq orientations et dans le cadre opérationnel validé dans la stratégie 2018-2030 de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désidentification, cette rencontre régionale de renforcement des capacités en matière de rapportage national est un maillon essentiel dans la cartographie des terres et vise une meilleure adaptation et une optimisation profitable à chaque pays.

Selon Mustapha Mimouni représentant de l'Observatoire du Sahara et du Sahel (Oss), la lutte contre la dégradation des terres, la désertification et la sécheresse, particulièrement dans un contexte de changement climatique auquel fait face l'Afrique particulièrement exposée, ne peut porter ses fruits qu'à partir de données crédibles et fiables. Il considère dès lors, que la transparence n'est pas une simple obligation administrative, mais qu'elle constitue un facteur de confiance entre les Nations.

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Durant quatre jours, cette rencontre, pensée comme un espace d'échanges Sud-Sud, permettra aux acteurs de lever des contraintes techniques liées au rapportage, tout en renforçant la voix de l'Afrique dans les négociations internationales.

A cette fin, les participants se familiariseront avec de nouveaux outils de calcul et de soumission, notamment le Price Guide, le Trend Earth, tout en découvrant des produits et des outils développés par l'OSS, entre autres. « Il s'agit identifier les lacunes dont la collecte de données nationale sert à améliorer les rapports nationaux, mais surtout à créer un réseau d'experts solidaires et réactifs, et surtout un mécanisme d'échange opérationnel avec les centres d'assistance technique, notamment l'OSS» a avancé M. Mimouni.

Et le colonel-major, Babacar Diop, directeur des zoos, forêts, chasse et de la conservation des sols, également point focal national de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification au Sénégal, a abondé dans le même sens : « C'est un exercice réalisé tous les quatre ans par l'ensemble des pays partis à la Convention et qui permet de suivre de manière périodique l'état de mise en oeuvre des engagements et les efforts de tout un chacun. La maîtrise des nouveaux outils et le processus de collecte des données pour renseigner la plateforme Brace4 constituent des étapes essentielles pour la production de rapports de qualité ».

Le ministre de l'Environnement et de la transition écologique du Sénégal, Dr Abdourahmane Diouf a pour sa part, souligné que l'accès à une information fiable, le partage des connaissances et le renforcement des capacités techniques apparaissent comme des leviers essentiels pour améliorer les réponses face aux défis environnementaux.

Tout l'enjeu du processus d'élaboration des rapports nationaux 2026 se loge dans cette une étape destinée à évaluer les progrès accomplis dans la lutte contre la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse, à assurer le suivi des engagements relatifs à la neutralité en matière de dégradation des terres et à contribuer à l'atteinte des objectifs mondiaux, notamment la cible 15.3 (lutte contre la désertification et restauration des terres et sols dégradés, surtout les terres touchées par la sécheresse et les inondations) des objectifs de développement durable.

« Le renforcement des capacités techniques et institutionnelles des points focaux nationaux et des équipes chargées du reporting demeure un enjeu fondamental pour garantir la qualité, la fiabilité et la pertinence des rapports qui seront soumis dans le cadre du cycle 2026 » a-t-il avancé.

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