Sénégal: Le directeur de l'Enseignement supérieur appelle à aligner les formations universitaires aux 'besoins émergents' du marché

Dakar — La transformation rapide des métiers impose une nouvelle vision de l'université afin qu'elle puisse répondre aux "besoins émergents" du marché du travail générés par les technologies de pointe, a souligné le directeur général de l'Enseignement supérieur (DGES), le professeur Abdoul Aziz Diouf.

"Les nouvelles offres de formation devraient privilégier les compétences en tension sur le marché national : intelligence artificielle, cybersécurité, maintenance solaire, agriculture intelligente, data science, robotique et transformation agroalimentaire. Ces domaines correspondent précisément aux profils que les grandes entreprises sénégalaises (SONATEL, PETROSEN, Institut Pasteur, etc.) peinent aujourd'hui à recruter localement", a-t-il déclaré dans une interview avec l'APS en perspective de l'édition 2026 de la Caravane de l'orientation.

Cette initiative du ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation (MESRI) a pour objectif principal d'accompagner les lycéens dans le choix de leurs études supérieures.

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Le lancement officiel de la Caravane de l'orientation, qui se rendra également dans les régions de Dakar, Diourbel, Kaffrine, Ziguinchor, Matam et Tambacounda, sera donné par le ministre Daouda Ngom, à Thiès, en présence de son homologue de l'Education, Moustapha Guirassy.

Selon le directeur de l'Enseignement supérieur, l'université contemporaine doit être un cadre de formation ouvert et doté de programmes aptes à produire en permanence les ressources humaines requises.

"Les universités sénégalaises doivent pouvoir proposer une offre diversifiée et modulable pour répondre à la demande des actifs en activité : certifications courtes, micro-certifications, formations hybrides, formations en ligne. Le dispositif des bons de formation 3FPT [Fonds de financement de la formation professionnelle], déjà opérationnel et soutenu par [l'association] ESPOIR-Jeunes, constitue un levier financier important pour démocratiser l'accès à ces formations" aux "nouveaux métiers", a dit le professeur Abdoul Aziz Diouf.

Plaidant l'accompagnement de la reconversion professionnelle, il milite également pour la validation des acquis de l'expérience (VAE), le processus permettant de transformer une expérience professionnelle ou personnelle en diplôme, certification ou crédit d'études officiel.

"La validation des acquis de l'expérience, encore embryonnaire au Sénégal, constitue un outil prometteur pour reconnaître les compétences professionnelles acquises sans qualification formelle", a-t-il fait savoir.

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