Luanda — La Présidence de la République a estimé, mardi, qu'il n'était pas nécessaire de conclure un pacte politique pour la stabilité et la réconciliation nationale, proposé par l'UNITA, considérant que l'Angola évolue depuis 2002 dans un contexte de normalité institutionnelle, de paix et de régularité électorale.
Cette position figure dans un communiqué publié à l'issue de l'audience accordée par le Président de la République, João Lourenço, au dirigeant de l'UNITA, Adalberto Costa Júnior, au Palais présidentiel, à Luanda.
Selon le document, l'entretien a porté sur la proposition soumise par l'UNITA, laquelle prévoit notamment l'adoption d'une nouvelle Constitution, d'une loi de réforme politique ainsi que d'une loi d'amnistie générale et perpétuelle en faveur des citoyens impliqués dans des crimes économiques et financiers, moyennant le paiement d'amendes correspondant à 30 % du patrimoine acquis illicitement.
Dans son communiqué, l'Exécutif souligne que les pactes politiques sont, en règle générale, conclus dans des contextes de transition, de rupture ou de grave crise institutionnelle, une situation qui, selon lui, ne correspond pas à la réalité angolaise.
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« Le pays est en paix depuis 2002 et organise régulièrement, depuis 2008, des processus électoraux qui légitiment, par le suffrage populaire, l'exercice de l'action gouvernementale et législative », indique le texte.
L'Exécutif soutient en outre que toutes les questions d'intérêt national doivent être traitées dans le cadre de la Constitution et de la loi, afin d'éviter des mécanismes « ad hoc » susceptibles de fragiliser l'État démocratique et l'État de droit.
La Présidence de la République rappelle par ailleurs que l'UNITA dispose de la légitimité institutionnelle nécessaire pour soumettre, par l'intermédiaire de son groupe parlementaire à l'Assemblée nationale, les initiatives législatives qu'elle juge nécessaires et pertinentes.