Faure Gnassingbé a participé mardi à Kigali à la deuxième édition du Sommet sur l'Innovation en matière d'énergie nucléaire en Afrique (NEISA 2026), aux côtés de plusieurs chefs d'État africains, dont la présidente tanzanienne Samia Suluhu Hassan, et de hauts responsables internationaux.
Faure Gnassingbé a participé mardi à Kigali à la deuxième édition du Sommet sur l'Innovation en matière d'énergie nucléaire en Afrique (NEISA 2026), aux côtés de plusieurs chefs d'État africains, dont la présidente tanzanienne Samia Suluhu Hassan, et de hauts responsables internationaux, parmi lesquels Rafael Mariano Grossi, directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).
Réuni du 18 au 21 mai au Kigali Convention Centre, le sommet est placé sous le thème « Powering Africa's Future: Turning Nuclear Energy Ambition into Investable Reality », autrement dit : transformer les ambitions nucléaires africaines en projets finançables et concrets.
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NEISA 2026 reflète un changement profond dans la manière dont la transition énergétique africaine est appréhendée. Plutôt que de positionner les énergies renouvelables comme solution exclusive, une reconnaissance croissante émerge de la nécessité d'un mix énergétique diversifié intégrant le nucléaire.
Le président rwandais Paul Kagamé a ouvert les travaux en affichant une ambition précise : rendre l'énergie nucléaire opérationnelle au Rwanda d'ici le début des années 2030. Il a plaidé pour une accélération du développement nucléaire sur le continent et pour un renforcement de la coopération régionale, soulignant que les petits réacteurs modulaires (SMR) représentent la voie la plus pratique pour la plupart des pays africains, car ils peuvent être déployés progressivement et intégrés dans de plus petits réseaux à moindre coût.
La vision du Togo
Face à ces enjeux continentaux, le Togo porte une position structurée. Pour Faure Gnassingbé, l'Afrique doit avoir le courage de préparer dès aujourd'hui les solutions énergétiques de demain. Le Togo défend une vision fondée sur un accès accru, fiable et durable à l'énergie, à travers des partenariats innovants et compétitifs, et une coopération africaine renforcée au service de la transformation économique et de la souveraineté énergétique du continent.
Les résultats attendus du sommet sont notamment l'établissement d'un cadre de référence pour le financement de l'énergie nucléaire, le lancement de volets de travail sur la coopération régionale et l'agrégation, ainsi que des priorités consolidées pour la préparation réglementaire et institutionnelle, accompagnées d'un cadre d'action post-sommet 2026-2027.