Afrique de l'Ouest: Les routiers sénégalais appellent à ne plus prendre la route vers le Mali

La situation sécuritaire au Mali a des répercussions très concrètes au Sénégal. L'Union des routiers du Sénégal (URS) appelle les chauffeurs routiers sénégalais à cesser de se rendre sur les axes routiers reliant Dakar à Bamako. Les terroristes du Jnim depuis la fin avril multiplient les raids sur les transports routiers et notamment les transports de marchandises.

« S'ils peuvent retourner, qu'ils le fassent. S'ils ne peuvent pas retourner, qu'ils s'arrêtent, qu'ils ne bougent pas ! Les attaques se répètent et il y a beaucoup de camions qui sont brûlés, s'alarme Gora Khouma, secrétaire général de l'Union des transporteurs routiers du Sénégal, au micro de Frédéric Garat de la rédaction Afrique. Depuis l'attaque de Kati, on peut compter onze camions sénégalais qui sont brûlés. C'est pourquoi nous disons à ceux qui sont sur le sol sénégalais, de rester de préférence au Sénégal jusqu'à que la situation soit claire. Nous ne sommes pas politiques, nous ne nous mêlons pas des affaires maliennes. Nous sommes des privés, nous sommes des travailleurs. Aller au Mali actuellement, c'est se suicider puisque les attaques ne se programment pas ! On ne peut pas gérer cette situation. »

« On ne peut pas continuer à risquer nos vies »

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À l'approche de la tabaski, le risque est que le sucre, la farine, le riz, l'huile qui transite généralement par le port de Dakar, ne puissent pas être acheminés vers le Mali. « Le risque qui est là, le risque est permanent. Il y a l'approche de la fête. Nous aimerions alimenter le Mali, mais à quel prix ? On ne peut pas ! Nous avons vraiment intérêt de faire ce transport parce que c'est notre gagne-pain. Mais avec quel risque ? On ne peut pas continuer à risquer nos vies, on ne peut pas. Mais si les attaques continuent, nous ne pouvons pas prendre ce risque, pour le bonheur des Maliens. Il faut alimenter les Maliens, mais à quel prix ? Nous sommes des voisins, nous sommes des parents, mais on ne peut pas continuer ! »

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