Cameroun: Ma parole face aux souffrances des veuves

Une plainte de trop et un silence de trop le cas de madame Toukam veuve Kapche.

Un drame qui révèle une société de plus en plus déshumanisée, avec des responsables de mieux en mieux regrettablement insouciants et cupides

La mère, la femme, la soeur, appelez là comme vous voulez, et donnez-lui le statut familial que vous voulez. Mais tournez votre tête dans tous les sens, et elle demeurera la victime de notre société, quand elle vient à perdre son compagnon, son mari, sn époux chéri. Certes il y a des chanceuses, des riches, des grands cadres qui échappent, mais la grande majorité subissent des tortures infinies. C'est l'échec de la société, c'est l'échec lâche de la justice, et c'est la fin de tout humanisme. Nous y sommes, et c'est pour cela que je me lève aujourd'hui, bousculé et envahi par des exemples qui n'en finissent plus.

Ici, nous sommes à Douala, au quartier Bepanda, et la victime est une grand-mère de 75 ans, madame Toukam, veuve de son défunt époux, sieur Kapche, qui l'a abandonné aux méchancetés de notre société et à la merci des bandits sans foi ni loi depuis 14 ans. Des voyous, conduits par un certain Fomba Tagne Josph et son acolyte Guetcheussi Augustin, se sont imposés chez elle, dans ses biens, ses boutiques, et paralysent sa vie depuis lors.

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Malmené et humiliée, battue et torturée par ses bourreaux qui font dans la feymania active, avec des réseaux de corruption un peu partout. Toutes les plaintes n'ont rien donné à ce jour, et jusqu'à ce qu'elle se présente à ma porte, pour crier son histoire. J'ai saisi promptement le ministre d'Etat chargé de la justice, qui a pris les choses en main. Le défunt mari a pourtant laissé des biens, mais voici qu'entre en jeu, un fils indigne errant en France sans aucune signification. Le benguiste raté et foiré, arrive au pays, vole les documents familiaux, et se livre à toutes sortes de trafics, en s'alliant avec les bandits qui oppressent la pauvre grand-mère malade et incapable de payer ses soins.

Sieur Fombah est sans droit ni titre, chez maman, occupant ses boutiques, et a installé des bars, suivis de menaces de bastonnades et autres. Mais qui le couvre ? C'est bien ce que nous allons savoir avec la prise en main du dossier par le ministre de la justice, de même que nos efforts. Le Secrétaire d'Etat chargé de la gendarmerie a également été saisie directement, et le poste de commandement opérationnel est chargé du dossier. Vivra qui verra ou non ?

Hélas, des cas comme elle, il en existe, beaucoup, comme les Medap veuve Nembot à Douala, comme les Metikam veuve Sop à Bafoussam qui va d'un AVC à un autre, torturé avec la complicité des mafieux installés au coeur de la justice et en dehors.

Non, ce n'est plus acceptable. Ma parole se veut sublime, afin que les Fombah et compagnies, payent pour ce crime ignoble, cette atteinte à la dignité de la femme, de la mère, source de notre existence et protectrice de notre enfance, de l'humanité. Tenez bon, les veuves, mamans pour l'éternité. Nous allons nous battre à vos côtés. Ne craignez ni les Avocats ni les Notaires ni les Huissiers ni les magistrats ni les commissaires ni n'importe quel protecteur, complice, partenaires ou préposé qui change de veste et devient un autre bourreau qui en rajoute à vos souffrances. Parlez, plaignez-vous, criez pour la justice.

Vos souffrances sont les nôtres et vos larmes sont les nôtres. Rien n'est de votre faute, c'est la faute de notre société. Et puis, retenez que même corrompue, huée, redoutée et insultée, la justice fini toujours par se réveiller et par sévir./.

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