Un dialogue a réuni des acteurs de l'accompagnement et du financement de l'entrepreneuriat, hier, à l'hôtel San Cristobal afin de discuter d'une fédération des incubateurs et accélérateurs de l'océan Indien. L'échange a été organisé par la Commission de l'océan Indien (COI), en partenariat avec l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et le ministère malgache de la Jeunesse et des Sports.
Le dialogue était axé sur une volonté de synergie entre cinq régions de l'océan Indien, en faveur de l'émergence de projets innovants et d'une entrée des start-up sur la scène africaine et internationale.
La mutualisation des connaissances et des compétences se ferait à travers la plateforme Incub'OI, une structure régionale connectant opportunités et acteurs pour faire avancer le domaine entrepreneurial.
Cet écosystème régional renforcera la co-création, via le soutien mutuel entre les entreprises dans des domaines complémentaires. Il devra créer aussi un point d'intelligence collective et une complémentarité des compétences entre les entreprises de chaque région.
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Financement innovant
« Nous voulons créer une synergie entre chaque île qui ont toutes leurs points forts et leurs points faibles. Le but d'Incub'OI est de découvrir comment créer un tremplin entre les acteurs. Cela ne concerne pas uniquement les entreprises incubées, mais aussi les gouvernements et les agents de financement », souligne Jes Marden, membre du comité fondateur Incub'OI.
Parmi les problématiques soulevées, l'accès au financement a démarré les échanges. Les banques ont été interpellées sur leur manque de soutien envers les projets innovants portés par les jeunes entrepreneurs. Une représentante de la BNI Madagascar a défendu la prudence de ces établissements en abordant le risque lié au financement de jeunes porteurs de projets, souvent « sans expérience et avec des concepts encore nouveaux ». Un risque qui serait trop élevé au regard du taux directeur et du taux de base bancaire.
Face à cette difficulté, le modèle du partenariat public-privé a été avancé comme piste de solution par l'un des jeunes entrepreneurs présents. Il prend l'exemple de Maurice et évoque un système dans lequel l'État peut se porter garant auprès de banques ou d'institutions financières en soutien aux PME, startups et projets innovants.
La concrétisation de la dynamique soutenue par le gouvernement malgache, qui a placé l'entrepreneuriat au coeur des priorités de la refondation.
À l'écoute des suggestions, Jes Marden a reconnu l'importance cruciale de la question du financement tout en rappelant que cette fédération ferait office de plaidoyer auprès des instances décisionnelles.