À travers la deuxième édition du festival Chroma, le Campus créatif de l'Analysis Institute of Management (AIM), en collaboration avec Rubika, a ouvert ses portes au public afin de mettre en lumière une nouvelle génération de créateurs mauriciens, passionnés de cinéma d'animation, de dessin et d'univers numériques.
C'est une immersion dans le monde de l'animation 2D et 3D à travers des projections, des rencontres professionnelles et des échanges artistiques qui a été proposé au grand public dans les locaux de l'AIM, le 15 mai, à Ébène. Depuis plus de quatre ans, le Campus créatif d'AIM accompagne les jeunes talents locaux dans leur parcours artistique en leur offrant un espace dédié à la création numérique et au cinéma d'animation. Aujourd'hui, le projet prend davantage d'ampleur avec le développement du programme Rubika, dont les premiers étudiants ont intégré la formation en octobre 2023.
Pour Laetitia Lorre, coordinatrice du programme Rubika à l'AIM, l'objectif du festival va bien au-delà de simples projections de films. L'objectif est de fédérer le milieu de l'animation à Maurice, sachant que nous accompagnons les étudiants dans le cadre d'un Bachelor en cinéma d'animation. Nous nous demandons régulièrement ce que deviennent les étudiants après leurs études.
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Ils effectuent leur troisième année à l'université à l'étranger puis reviennent en quatrième année avec des compétences qui les rendent employables. Nous voulions réunir les différents acteurs qui feront partie de l'animation mauricienne», explique-t-elle.
Le festival Chroma est ainsi un lieu de rencontre entre étudiants, professionnels et passionnés du secteur créatif. Le public a pu découvrir des courts-métrages réalisés localement par des jeunes âgés de 16 à 21 ans mais aussi des productions internationales provenant des campus Rubika de Valenciennes, en France, et de Montréal, au Canada.
Parmi les jeunes présents au festival, Alexandre, étudiant à Rubika, partage avec enthousiasme son expérience. Passionné de jeux vidéo, de mangas et de dessins animés, il a rejoint la formation afin d'apprendre les bases du métier. «Je suis là pour apprendre l'animation 3D, mais aussi l'anatomie, la perspective et le dessin. Ce que cette formation m'a surtout appris, c'est la persévérance. Je sens que je progresse beaucoup. Mon objectif est d'acquérir de l'expérience pour travailler dans ce domaine.»
Le festival attire également des passionnés de la région. C'est le cas de Mahefa Dimbiniaina Randrianativelo, photographe malgache, actuellement en formation à Maurice. Curieux de découvrir davantage l'univers de l'animation, il voit dans cet événement une opportunité d'élargir ses compétences artistiques. «Je suis ici pour apprendre les bases de l'animation afin de pouvoir créer du mapping. Ce qui m'intéresse particulièrement, c'est la dynamique interactive qu'offre ce domaine», explique-t-il.
Au-delà de la diffusion de films, Chroma mise aussi sur le dialogue et le partage d'expériences. Des tables rondes réunissant artistes, réalisateurs, animateurs et professionnels de la création digitale ont permis d'aborder des thèmes comme la scénarisation, la professionnalisation de la main-d'oeuvre locale ou encore la création originale.
Avec cette deuxième édition du festival, le Campus créatif de l'AIM a surtout voulu montrer le travail et le potentiel des jeunes passionnés d'animation à Maurice. Entre projections, rencontres et échanges avec des professionnels du secteur, Chroma a permis de créer un espace où étudiants et acteurs de l'industrie ont pu partager leurs expériences autour d'un même objectif : donner un mouvement ample à l'animation mauricienne.