Le chef de l'Etat instruit le Gouvernement de mettre immédiatement en oeuvre toutes les mesures nécessaires pour renforcer la riposte contre la fièvre hémorragique Ebola dans les provinces de l'Ituri et du Nord-Kivu. Félix Tshsekedi a formulé ces recommandations lors de la réunion de crise tenue lundi 18 mai à Kinshasa.
Au cours de cette rencontre, le Président de la République a appelé les experts et spécialistes en santé publique à redoubler d'efforts afin de contenir la propagation de la maladie à virus Ebola dans la partie Est de la RDC.
Vigilance et strict respect des mesures préventives
Il a insisté sur la nécessité d'assurer une prise en charge rapide et efficace des populations affectées. À cette occasion, Félix Tshisekedi a également invité la population au calme, à la vigilance et au strict respect des mesures de prévention recommandées par les autorités sanitaires.
Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres
Pendant ce temps, l'épidémie continue de progresser dans certaines zones des provinces du Nord-Kivu et de l'Ituri, où plusieurs cas suspects font actuellement l'objet d'investigations approfondies afin d'établir leur lien éventuel avec la maladie.
Lors d'un point de presse organisé le même lundi, le ministre de la Santé publique, Samuel-Roger Kamba, a précisé que près de 513 cas suspects et 131 décès ont été enregistrés dans les zones affectées.
Il a toutefois nuancé que tous ces décès n'étaient pas nécessairement imputables à Ebola. Selon lui, il s'agit de cas suspects, et des analyses sont en cours pour déterminer lesquels sont effectivement liés à cette épidémie.
Le bilan s'alourdit
Depuis la déclaration officielle de l'épidémie d'Ebola par le Gouvernement congolais, vendredi 15 mai, les chiffres se présentent comme suit : 136 décès 69 malades qui sont pris en charge dans les centres de traitements plus de 543 malades suspects dans la société.
Ces chiffres ont été livrés par le ministre de la Santé publique, docteur Roger Kamba, mardi 19 mai à Kinshasa, lors d'un point de presse coanimé avec son collègue de la communication et médias, Patrick Muyaya, ainsi que du docteur Jean-Jacques Muyembe, le directeur général de l'INRB.