À rebours de la tendance mondiale au tout-numérique, l'opérateur Yas fait le pari du contact. Plutôt que de concentrer sa distribution sur les canaux en ligne, l'entreprise développe activement son réseau de boutiques physiques à Lomé et dans les régions.
Une stratégie délibérée, ancrée dans une réalité africaine que beaucoup d'acteurs étrangers tardent à intégrer : ici, le client veut voir, toucher, questionner. Il veut un interlocuteur en chair et en os, capable de répondre à ses interrogations sur place, pas un chatbot ou une FAQ.
Le modèle européen du service 100% en ligne, aussi efficace soit-il dans des marchés à forte maturité digitale, trouve ses limites sur le continent africain. La proximité n'est pas un luxe, c'est une exigence commerciale, rappelle Le messager paru mercredi.
En choisissant d'investir dans l'humain, Yas ne fait pas un pas en arrière. Il fait un pas juste.