Sénégal: Gaz naturel liquéfié - L'énergie de l'espoir

Le gaz naturel liquéfié (Gnl) est une forme de gaz naturel transformé en liquide par refroidissement à environ -162 °C. Cette opération permet de réduire fortement son volume afin de faciliter son transport par navire vers les marchés internationaux. Le Gnl constitue aujourd'hui une ressource énergétique stratégique dans l'économie mondiale. Au Sénégal, le développement du Gnl s'inscrit dans une nouvelle orientation économique et énergétique fondée sur la valorisation des ressources naturelles. Le pays, en partenariat avec la Mauritanie, mise sur le projet offshore Grand Tortue Ahmeyim (Gta), l'un des projets gaziers les plus importants de la sous-région.

Développé par plusieurs acteurs internationaux et nationaux, dont Bp, Kosmos Energy, Petrosen et la Société mauritanienne des Hydrocarbures, le projet Gta marque l'entrée du Sénégal et de la Mauritanie sur le marché mondial du Gnl. Les premières étapes majeures ont été franchies en 2025 avec le démarrage de la production de gaz, suivi de la première exportation de Gnl, confirmant ainsi le passage à une phase d'exploitation commerciale.

Le Gnl représente une opportunité majeure pour l'économie sénégalaise. Il peut générer des revenus importants pour l'État, destinés au financement des infrastructures publiques, de l'éducation et de la santé. Il favorise également la création d'emplois dans les secteurs industriels, techniques et logistiques. Sur le plan énergétique, le gaz naturel liquéfié contribue à renforcer l'accès à une énergie plus stable et potentiellement moins coûteuse.

Dans cette perspective, les autorités sénégalaises envisagent d'orienter une partie de la production vers le marché intérieur afin de soutenir la baisse du coût de l'électricité. Le président Bassirou Diomaye Faye a ainsi annoncé qu'à l'horizon 2027, entre 20 % et 25 % de la production de la première phase du projet Gta pourrait être destinée à la consommation nationale.

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Au-delà des retombées économiques immédiates, le Gnl est présenté comme un outil de transformation structurelle. Il doit permettre de renforcer l'industrialisation, de soutenir la transition énergétique et de consolider la souveraineté énergétique du pays. Cependant, les autorités insistent sur la nécessité d'une gestion transparente et équitable des revenus générés, afin que cette ressource profite réellement aux populations.

Ainsi, le Gnl apparaît comme une énergie clé pour l'avenir du Sénégal et de la Mauritanie, combinant enjeux économiques, énergétiques et stratégiques dans une dynamique de développement durable. Dans une tribune, Ousseynou Souaré, ingénieur pétrolier, indiquait que le principal avantage du Gnl « réside dans sa capacité à être transporté vers des régions non desservies par des gazoducs.

Il constitue une alternative plus propre au charbon et au fioul, avec une combustion produisant moins de CO2 et de polluants atmosphériques. De plus, la liquéfaction permet aux pays producteurs de diversifier leurs marchés et de limiter leur dépendance aux infrastructures fixes ». Cependant, il soulignait que la liquéfaction du gaz naturel reste un procédé énergivore et coûteux, nécessitant des infrastructures complexes et une consommation d'énergie significative pour maintenir la température extrêmement basse du Gnl.

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