Luanda — La ministre de la Santé, Sílvia Lutucuta, a plaidé mardi à Genève (Suisse) pour une Organisation mondiale de la Santé (OMS) plus forte, plus durable et dotée de financements adéquats, afin de renforcer l'engagement international en faveur de la santé mondiale.
Un communiqué de presse parvenu à l'ANGOP indique que la gouvernante s'exprimait lors du débat sur le thème « Repenser la santé mondiale : une responsabilité partagée », dans le cadre de la 79e Assemblée mondiale de la Santé, qui se tient du 18 au 23 du mois en cours, dans la capitale suisse.
Selon ce document, Sílvia Lutucuta a souligné que les récentes crises mondiales ont démontré qu'aucun pays ne peut relever seul les défis liés à la santé publique, plaidant donc pour une plus grande solidarité internationale, un multilatéralisme renforcé et des systèmes nationaux mieux préparés.
« Renforcer la santé mondiale exige davantage de multilatéralisme, de solidarité et des systèmes nationaux préparés pour l'avenir », a-t-elle affirmé.
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La ministre a reconnu que l'Angola est toujours confronté à des défis en matière de couverture des services de santé, mais a assuré que le pays maintient son engagement politique à accélérer la transition vers la couverture sanitaire universelle.
Selon la ministre, l'Exécutif angolais se concentre sur le renforcement du système national de santé, en mettant l'accent sur les soins primaires et l'expansion du réseau de santé.
D'après Sílvia Lutucuta, entre 2017 et 2026, l'Angola avait augmenté son réseau d'unités de santé de 2 612 à 3 350 établissements, rapprochant ainsi les services médicaux des communautés.
Concernant les ressources humaines, la ministre a révélé que le Plan national 2023-2027 avait permis l'intégration d'environ 46 705 professionnels de santé, ainsi que le lancement de la formation de 38 000 spécialistes.
La gouvernante a également indiqué que le pays avait adopté des mesures structurelles pour renforcer le secteur, notamment la suppression des droits de douane sur les médicaments et les vaccins, ainsi que la taxation des produits nocifs, dont les recettes sont reversées à la santé publique.
À cette occasion, Sílvia Lutucuta a souligné que la souveraineté sanitaire continentale et mondiale devait être considérée comme une responsabilité partagée entre les pays et les organisations internationales.
La 79e Assemblée mondiale de la Santé réunit à Genève des représentants de divers États membres de l'Organisation mondiale de la Santé afin de discuter des principaux défis et priorités de la santé publique mondiale.