Un pont vient d'être jeté entre l'Afrique de l'Ouest et la Nouvelle-Angleterre. La commune togolaise de Bassar 4, dans la région de la Kara, est désormais jumelée avec la ville de Norwich, dans le Connecticut, aux États-Unis.
Une alliance qui marque l'émergence d'une diplomatie locale capable de rapprocher des peuples que tout semblait séparer, écrit mercredi Togo Réveil
Bassar est une ville historique au centre-nord du Togo. Connue pour son patrimoine culturel remarquable, elle a été l'un des rares peuples à avoir opposé une résistance farouche aux colonisateurs allemands. Son sous-sol recèle d'importants gisements de fer, exploités depuis le XIIe siècle, dont les vestiges de hauts fourneaux sont encore visibles.
Bassar est aujourd'hui réputée comme la capitale de l'igname au Togo, notamment pour la variété Labaco, indispensable à la préparation du fufu. La ville possède également un palais royal, symbole d'une tradition monarchique transmise de génération en génération.
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De l'autre côté de l'Atlantique, Norwich, surnommée « The Rose of New England », est une ville du comté de New London, fondée en 1659 par des colons qui achetèrent leurs terres au chef mohegan Uncas.
Elle fut l'une des plus grandes villes des colonies américaines au XVIIIe siècle. Centre de commerce, de richesse et d'influence, Norwich a joué un rôle direct dans la guerre d'indépendance américaine, comptant parmi ses fils Samuel Huntington, signataire de la Déclaration d'indépendance. La ville compte aujourd'hui environ 40 000 habitants.
Au-delà du symbole, ce jumelage ouvre des perspectives concrètes : échanges culturels, coopération économique, partage d'expériences en matière de gouvernance locale et de développement. Dans un monde où la diplomatie se joue de plus en plus à l'échelle des territoires, Bassar 4 et Norwich montrent que les villes aussi peuvent tisser des liens durables entre les peuples.