Afrique du Sud: L'inflation atteint son plus haut niveau depuis 20 mois en raison du coût des carburants

Carburant

Le taux d'inflation en Afrique du Sud a atteint son niveau le plus élevé depuis 20 mois en avril, sous l'effet de la hausse des prix des carburants liée à la guerre en Iran et à ses effets sur les marchés mondiaux de l'énergie. Les prix à la consommation ont augmenté de 4,0 % par rapport à l'année précédente, contre 3,1 % en mars, a déclaré Statistics South Africa.

Ce chiffre est supérieur aux prévisions de 3,9 % d'un sondage Reuters et correspond à l'estimation médiane d'une enquête Bloomberg. Sur une base mensuelle, l'inflation a augmenté de 1,1 %, contre 0,6 % en mars.

L'inflation de base, qui exclut les éléments volatils, est passée de 3,2 % à 3,6 %, ce qui est supérieur aux attentes de 3,5 %. Cette hausse suggère que la pression sur les prix s'étend au-delà du carburant et touche d'autres secteurs de l'économie.

L'Afrique du Sud importe la plupart de ses carburants, ce qui l'expose aux chocs pétroliers mondiaux. La hausse d'avril a poussé l'inflation à la limite supérieure de l'objectif de 3 % de la Banque de réserve sud-africaine, avec une marge de tolérance de 1 point de pourcentage.

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Ces données augmentent les chances d'une augmentation des taux lors de la réunion de la banque centrale le 28 mai. Les analystes s'attendent à ce que les décideurs politiques envisagent une augmentation de 25 points de base après avoir maintenu les taux en janvier et en mars. Une hausse porterait le taux de référence à 7,00 %.

Points clés à retenir

Les données d'avril sur l'inflation en Afrique du Sud modifient le débat politique. Le pays a entamé l'année 2026 avec une inflation proche de l'objectif et une marge de manoeuvre pour d'éventuelles baisses de taux, mais le choc pétrolier a fait basculer le risque dans l'autre sens. La banque centrale ne s'inquiète pas seulement de l'inflation globale.

L'inflation de base a également augmenté, ce qui signifie que la pression sur les prix peut se propager par le biais des transports, de la logistique alimentaire, des coûts des entreprises et des services. La SARB doit maintenant décider si le choc pétrolier est temporaire ou s'il pourrait remettre à zéro les attentes en matière d'inflation.

Une hausse des taux ne ferait pas baisser les prix du pétrole, mais elle pourrait protéger l'objectif de 3 % et limiter les effets de second tour. Le risque est que des coûts d'emprunt plus élevés pèsent sur les ménages et les entreprises dans une économie qui croît déjà lentement. Pour les marchés, la décision de mai indiquera à quel point la SARB entend être stricte dans son nouveau cadre d'inflation.

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