Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot est au Maroc ce mercredi 20 mai. Il doit notamment participer à la deuxième Conférence ministérielle sur la paix dans l'espace francophone.
La première fois que cette conférence a eu lieu, c'était à Paris en 2016. Le Maroc est désormais à l'initiative de l'événement qui réunit une cinquantaine de délégations issues de tous les continents, dont plus de 20 à un niveau ministériel. 10 ans après la première édition, le contexte international n'est plus du tout le même, l'ONU fait face à une crise budgétaire, aux critiques de Donald Trump aussi. Les opérations de maintien de la paix sont aujourd'hui remises en cause.
Pourtant, l'espace francophone en a bien besoin, selon le ministre marocain des Affaires étrangères. Nasser Bourita a rappelé dans son discours inaugural ce matin que ces pays constituaient l'épicentre du maintien de la paix moderne, en accueillant les deux tiers des missions de l'ONU.
« Les moteurs de la relation franco-marocaine à plein régime »
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Le responsable plaide, tout comme son homologue français, Jean-Noël Barrot, pour une nécessaire réforme du maintien de la paix, afin qu'il soit plus efficace, mieux adapté aux réalités du terrain. La déclaration de Rabat a été adoptée ce matin et doit faire office de référentiel pour permettre aux pays francophones de contribuer à ce processus.
Jean-Noël Barrot a eu ce mercredi un entretien avec Nasser Bourita. Les deux ministres ont évoqué les grandes étapes à venir de la relation entre Paris et Rabat. Le calendrier est très dense. D'abord, il y a la réunion de haut niveau Maroc/France prévue en juillet, la première depuis 2019. Les deux gouvernements doivent alors se retrouver à Rabat.
« Tous les moteurs de la relation franco-marocaine tournent à plein régime », s'est réjoui en conférence de presse Jean-Noël Barrot. Un traité d'amitié est en préparation également et doit redéfinir les bases de la relation entre Paris et Rabat. Des réunions de travail ont lieu régulièrement, « la dynamique est positive », nous a confié une source proche du dossier. Le point d'orgue, ce sera la visite d'État de Mohammed VI en France qui pourrait avoir lieu l'automne prochain.