Dans le cadre des États généraux de la culture, de l'artisanat et du tourisme, le ministère dédié, a organisé mardi dernier des Comités régionaux de développement (CRD) simultanément dans les quatorze régions du pays, afin de rencontrer les acteurs des secteurs concernés et d'élaborer ensemble de nouvelles orientations politiques, en parfaite concertation avec les professionnels et partenaires. A Dakar la rencontre s'est tenue au centre culturel Blaise Senghor.
Le secteur de la culture, de l'artisanat et du tourisme a fait son diagnostic mardi dernier sur toute l'étendue du territoire sénégalais. Un moment qui a permis aux acteurs de s'asseoir et de discuter sur les maux qui gangrènent leurs différentes activités.
Selon les organisateurs, cette rencontre est une étape importante dans le processus de dialogue et de co-construction des politiques publiques culturelles, artisanales et touristiques. A Dakar, ce Conseil régional de développement (CRD) a été présidé par le sous-préfet de Grand-Dakar, Ndioro Sarr Diouf. Selon cette dernière, il est ressorti des différentes interventions et des présentations, la nécessité de revaloriser la situation sociale et économique des acteurs de ces trois secteurs concernés, la construction d'infrastructures répondant aux normes, l'amélioration de la formation aux acteurs culturels, mais également différents défis qui tendront à améliorer les conditions de travail des acteurs culturels, de l'artisanat et du tourisme dont la question du statut.
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« Déjà, cette rencontre leur a permis de s'exprimer sur leur situation actuelle, sanitaire, financière par rapport aux infrastructures où ils travaillent » a-t-elle avancé. Et de renseigner que ce Crd a aussi permis de vulgariser les différents secteurs et de nommer leurs maux qui sont très récurrents dans ces différents secteurs et qui ne valorisent pas trop l'activité culturelle, artisanale et touristique. « Les différentes recommandations qui en sont sorties seront vraiment mentionnées, transmises d'abord aux commissions qui sont mises en place à cet effet et permettront de servir de plaidoyer à la rencontre qui sera présidée par le président de la République ».
La directrice du centre culturel Blaise Senghor, Fatou Sène, quant à elle, a rebondi sur les attentes, de son secteur mais surtout sur le statut de l'artiste qui alimente les débats depuis plusieurs années. « Nous sommes au stade de vulgarisation sur le statut de l'artiste. Et je pense qu'avec les états généraux, cette loi sur cette question a déjà vu le jour et a été votée. Elle a des décrets d'application comme la protection sociale. C'est un ensemble. Et je pense qu'on doit faire le tout pour la mise en oeuvre de cette loi à travers les ministères » a-t-elle attesté.
Par rapport au fonctionnement des centres culturels régionaux, Fatou Sène évoque la diversité des activités. Pour elle, on ne peut pas avoir de contenant sans contenu. « Quand je parle de contenu, c'est les activités qui constituent la quintessence de l'existence même du centre. Et ces activités ont un coût. Et je pense que c'est le moment de revoir à la hausse les budgets des centres culturels régionaux. Mais aussi de les moderniser pour qu'ils puissent répondre aux normes internationales et peut-être appuyer les acteurs dans les différentes créations qu'ils ont, parce que c'est eux qui font l'activité autour de la culture. On ne peut pas parler d'animateurs culturels et de centres culturels sans acteurs culturels ».