Rwanda: Le pays signe un protocole d'accord sur la coopération nucléaire civile avec les États-Unis

Kigali affiche depuis plusieurs années ses ambitions d'intégrer le nucléaire civil dans sa production énergétique, pour répondre à la demande croissante d'électricité dans le pays. À l'occasion du deuxième sommet africain de l'innovation sur l'énergie nucléaire se tenant dans la capitale du 19 au 21 mai 2026, le Rwanda a signé plusieurs partenariats dans ce sens, notamment avec les États-Unis.

Après le Kenya ou le Ghana il y a quelques années, les États-Unis signent désormais avec Kigali un protocole d'accord sur la coopération nucléaire civile. L'objectif du Rwanda : 60% de nucléaire dans son mix énergétique d'ici 2050.

« Nous voulons renforcer la coopération dans le développement de l'énergie nucléaire, le renforcement des capacités réglementaires, la formation, la recherche scientifique et le futur déploiement de technologies nucléaires avancées, notamment les petits réacteurs modulaires, tout en promouvant les normes les plus élevées en matière de sûreté, de sécurité et de non-prolifération nucléaires, explique Usta Kayitesi, ministre rwandaise d'État des Affaires étrangères et de la Coopération. En conclusion, je tiens à réaffirmer que la signature d'aujourd'hui constitue une avancée significative pour le renforcement et la structuration de notre coopération dans le domaine des combustibles nucléaires. »

Un accord avec Holtec International

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Autre engagement : un accord préliminaire entre le Rwanda Atomic Energy Board et l'entreprise américaine Holtec International porteuse des SMR-300, de petits réacteurs nucléaires en développement. Une première étape pour établir les bases d'un déploiement dans le pays.

« On va commencer par une dual unit, donc 680MW électriques, et ensuite, dans l'accord, on a inclus jusqu'à 5GW de capacité, pointe William Bizollon, représentant de la société Holtec International. On peut aussi, outre l'électricité, délivrer de la chaleur, alimenter des centres de données, donc on a tout un rang d'applications qui peut s'appliquer au Rwanda. Surtout s'ils ont l'ambition d'alimenter des centres de données, c'est pour ça aussi qu'on avait en tête l'idée des 5 GW, parce qu'ils ont une forte ambition là-dessus. »

Pour le représentant, le premier SMR-300 en opération est attendu pour le début des années 2030 aux États-Unis et autour de 2035 au Rwanda, selon l'évolution de la coopération.

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