Congo-Brazzaville: Environnement - Le pays institutionnalise les autres mesures de conservation efficaces par zone

La ministre de l'Environnement, du Développement durable et du Bassin du Congo, Arlette Soudan-Nonault, a ouvert, le 20 mai à Brazzaville, les travaux de l'atelier technique relatif à la collecte, au traitement, à l'harmonisation et à l'analyse des données nécessaires à la création d'un cadre institutionnel des Autres mesures de conservation efficaces par zone (Amcez). A l'issue de l'atelier, les participants ont adopté une feuille de route pour l'institutionnalisation de ces Amcez.

Les Amcez concernent les sites situés en dehors des aires protégées qui assurent une conservation in situ efficace et à long terme de la biodiversité. La conservation peut être l'objectif principal du site, un objectif secondaire d'un site géré à d'autres fins, ou encore une conséquence involontaire de la manière dont le site est géré. Les Amcez peuvent être gouvernées et gérées par des gouvernements, des entités privées ou des peuples autochtones et des communautés locales, ou encore par une combinaison de ceux-ci.

En décembre 2022, le Congo a signé, lors de la COP 15 à Montréal, l'Accord de Kunming-Montréal sur la biodiversité ou Cadre mondial de la biodiversité visant à enrayer et inverser de 30%, la perte de biodiversité d'ici à 2030. C'est dans ce cadre que s'inscrit cette initiative du ministère de l'Environnement, du Développement durable et du Bassin du Congo en partenariat avec Wildlife Conservation Society (WCS) et le Fonds mondial pour la nature (WWF).

C'est en rapport avec ces partenariats que le ministère vise à renforcer le cadre juridique environnemental du Congo. Ainsi, cet atelier a revêtu une grande importance pour l'avenir écologique du pays. Il permet aux experts de créer un cadre institutionnel reconnu à l'échelle nationale et internationale pour les Amcez, a indiqué la directrice nationale du WWF, Zélo Karine Abibi.

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« Le présent atelier constitue une étape importante car il vise non seulement à évaluer les progrès accomplis depuis les recommandations formulées en septembre 2025, mais surtout à mener une réflexion collective sur la mise en oeuvre d'un cadre institutionnel clair, opérationnel et juridiquement reconnu pour les Amcez en République du Congo », a-t-elle affirmé.

Par ailleurs, le directeur par intérim de WCS, Richard Malonga, a notifié que les experts travaillent aux côtés du ministère depuis l'année dernière pour l'élaboration de ce document. Il a salué les efforts des participants dans ce processus et à rassurer le gouvernement de l'appuie multiforme de son institution.

Sur le plan juridique, rappelons que le Congo dispose d'une loi portant gestion durable de l'environnement, la loi n°33- 2023, ainsi que de la loi n°74 -2022 portant loi d'orientation sur le développement durable.

Toutefois, dans un contexte national où la gestion durable des ressources naturelles et la préservation du capital écologique figurent parmi les priorités du quinquennat, la ministre a souligné que les Amcez représentent un important levier pour le développement d'outils de gouvernance collective de la conservation. Elles permettent notamment d'associer les acteurs locaux, les secteurs productifs ainsi que les collectivités à l'effort national de préservation de la biodiversité.

« La reconnaissance des autres mesures de conservation efficaces par zone peut également fournir des incitations supplémentaires pour la conservation et la gestion durable des zones clés pour la biodiversité, en caractérisant leur importance par catégorie de plantes, d'oiseaux, de mammifères marins ou de zones d'importance écologique, biologique ou reproductrice », a-t-elle déclaré.

Les travaux de cet atelier ont abouti à l'institutionnalisation des Amcez en République du Congo.

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