Au terme du tirage au sort des éliminatoires de la prochaine Coupe d'Afrique des nations (CAN) ayant placé le Congo dans le groupe G avec pour adversaires les Comores, le Cameroun et la Namibie, les sélectionneurs de ces deux derniers pays ont dévoilé leurs ambitions tout en présentant le Congo comme un adversaire à prendre très au sérieux.
« Je dirais que c'est un groupe équilibré, mais chaque fois que le Cameroun s'est concentré sur son jeu, les choses se sont toujours bien passées. Ce sont donc des équipes que nous devons prendre très au sérieux. Il n'y a plus de "petits poucets" en football : toutes les équipes sont sur un pied d'égalité ; maintenant, c'est à nous de faire le travail », a déclaré David Pagou du Cameroun, sur le site officiel de la Confédération africaine de football (CAF).
Et d'ajouter : « Le Congo n'est pas une équipe à prendre à la légère non plus. C'est maintenant à nous de nous concentrer sur nous-mêmes. Nous aborderons chaque match avec l'objectif de le gagner, car chaque équipe est une force avec laquelle il faut compter. La perspective de jouer contre le Cameroun sera une motivation supplémentaire pour chaque nation ».
Le sélectionneur namibien, Collin Benjamin, reste lui aussi convaincu que c'est un bon tirage pour son équipe.
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« C'est un bon tirage. Le Cameroun est une puissance du football africain, mais nos statistiques face à cette équipe sont encourageantes. Le Congo compte des joueurs athlétiques et nous sommes impatients de les affronter. Pour nous, l'accent sera mis sur la préparation, la discipline et le travail acharné. À ce stade, chaque équipe mérite le respect, mais nous croyons aussi en nos propres qualités et en notre capacité à rivaliser.
Les joueurs sont motivés et désireux de bien représenter leur pays. Notre objectif est de nous battre pour la qualification et de rendre la nation fière », a-t-il indiqué sur le site de la CAF.
Les déclarations de ces deux sélectionneurs sont une preuve irréfutable que le football du continent a évolué et il n'y a plus de petites équipes. Et chaque détail compte.
Le Congo, faut-il le rappeler, contrairement à ces deux nations, n'a plus disputé une phase finale de la CAN depuis 2015, année au cours de laquelle il avait atteint les quarts de finale en Guinée équatoriale. La crise que traverse son football pourrait être un sérieux handicap pour les joueurs locaux. Pour bâtir une équipe compétitive, les joueurs doivent être en activité.
Encore faut-il trouver un sélectionneur. Pour l'instant, son identité n'est pas connue.