Après plusieurs heures de visite, de découvertes et d'échanges à travers six stations de presse de Brazzaville, la caravane des médias organisée le 19 mai par l'Union des femmes des médias du Congo (Ufemco) a trouvé son point de chute aux Dépêches de Brazzaville. Malgré la fatigue visible sur certains visages, la curiosité des étudiants et des artistes invités est restée intacte jusqu'à la dernière étape.
Initiée dans le cadre de la Journée internationale de la liberté de la presse instituée par l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture, la caravane visait à rapprocher les étudiants et citoyens lambdas des réalités du métier de journaliste, tout en valorisant le rôle des médias dans la société congolaise. Télévision, radio, presse écrite et médias numériques étaient au programme d'un parcours ayant conduit les participants de Télé Congo à Tsieleka Media, en passant par la Radio citoyenne des jeunes, la Maison des archives (ex-Télé Congo), Vox TV ou encore La Semaine Africaine.
Aux Dépêches de Brazzaville, dernière escale de cette aventure médiatique, les visiteurs ont plongé dans le quotidien de la presse écrite sous la conduite de Guy Gervais Kitina, rédacteur en chef de ce journal. Dans la rédaction, les étudiants ont découvert un vaste espace ouvert où chaque journaliste travaille derrière son ordinateur. Une ambiance studieuse au quotidien mais vivante, rythmée par les échanges et la passion du métier.
Le groupe a poursuivi ensuite la visite au secrétariat de rédaction, véritable centre de contrôle du journal. C'est ici que les articles sont relus, corrigés et harmonisés avant l'étape finale de mise en page. Les participants ont pu observer également le travail des infographistes qui assemblent textes, photos et titres pour construire les pages du quotidien. Certains ont même eu le privilège de voir la Une déjà montée avant son impression.
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Dans la salle de conférence, où se tiennent chaque matin les réunions de rédaction avant les descentes sur le terrain, plusieurs questions ont été posées. Les étudiants ont interrogé les professionnels sur les contraintes du métier, les horaires ou encore la pression liée à l'actualité.
« Il faut donner du goût à ces jeunes qui veulent embrasser ce métier-là », a déclaré Guy Gervais Kitina, saluant l'initiative de l'Ufemco. « Ils doivent connaître à la fois les contraintes, les avantages et les difficultés de ce métier », a-t-il ajouté.
Pour Léa Emmanuelle, étudiante en 2e année de licence en Sciences et techniques de la communication (STC) à l'Université Marien-Ngouabi, cette immersion a permis de relier la théorie à la pratique. « Être dans les locaux et toucher du doigt ce métier, c'est un waouh », a-t-elle confié. Même enthousiasme chez Kef Arhis Yluch, étudiant en 1re année en STC, marqué par son passage sur le plateau du journal télévisé de 20 heures à Télé Congo. « Ce n'est pas facile de se tenir en studio et présenter le journal en direct », a-t-il reconnu avec admiration.
Au terme de cette journée marathon étalée de 9h 00 à 17h 30, la caravane aura surtout réussi à ouvrir les portes d'un univers souvent méconnu à une nouvelle génération de passionnés de l'information.