L'Assemblée nationale a adopté récemment deux projets de loi autorisant l'adhésion du pays à des instruments juridiques internationaux importants : le Protocole relatif à la lutte contre les incidents de pollution impliquant des substances nocives et dangereuses, et la Convention FIPOL, qui instaure un fonds international d'indemnisation pour les dommages causés par la pollution aux hydrocarbures.
Les côtes africaines sont exposées à des risques croissants : déversements d'hydrocarbures, contamination des eaux, destruction des ressources halieutiques, transport de substances chimiques dangereuses. En cas de catastrophe maritime, les États sans cadre juridique adapté se retrouvent démunis, incapables d'intervenir efficacement ni d'obtenir réparation. Ces deux conventions comblent précisément ce vide, en offrant au Togo des mécanismes de prévention, de réponse et d'indemnisation alignés sur les standards internationaux.
« La pollution maritime ignore les frontières. Il faut renforcer la coopération régionale et donner à notre place portuaire le cadre juridique des grandes plateformes maritimes internationales », a souligné Edem Kokou Tengué, le ministre délégué à l'Economie maritime.
Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres
Pour un pays dont le port en eaux profondes de Lomé s'impose comme l'une des grandes références portuaires d'Afrique de l'Ouest, cette double adhésion n'est pas un luxe, c'est une nécessité stratégique.