Le Togo a supprimé l'obligation de visa pour tous les ressortissants africains, permettant ainsi aux détenteurs de passeports du continent d'entrer dans le pays pour des séjours allant jusqu'à 30 jours.
Cette mesure, annoncée par le ministère de la sécurité, est entrée en vigueur le 18 mai et place le Togo parmi les pays africains qui s'efforcent d'ouvrir leurs frontières aux citoyens du continent. Le Bénin, le Ghana et le Rwanda ont pris des mesures similaires, les gouvernements cherchant à soutenir la mobilité, le commerce et l'intégration régionale.
Les voyageurs devront néanmoins se conformer aux règles de sécurité, d'immigration et de santé publique. Les autorités ont indiqué que les visiteurs doivent soumettre une déclaration au moins 24 heures avant leur arrivée par l'intermédiaire d'une plateforme gouvernementale afin de recevoir un document de voyage nécessaire à l'entrée sur le territoire.
Cette politique s'inscrit dans le cadre du plan du Togo visant à faire de Lomé un centre de services, d'affaires et d'échanges interpersonnels en Afrique de l'Ouest. Le gouvernement souhaite attirer les investisseurs, les entrepreneurs et les professionnels tout en soutenant les liens commerciaux entre le Togo et d'autres marchés africains.
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Ce changement intervient alors que les pays africains continuent de débattre de la manière de transformer la zone de libre-échange continentale africaine en un marché opérationnel. Les marchandises, les capitaux et les services peuvent circuler plus facilement lorsque les personnes peuvent également franchir les frontières. La décision du Togo maintient les contrôles à l'entrée, mais supprime l'un des obstacles auxquels sont confrontés les voyageurs africains.
Points clés à retenir
La décision du Togo est une réforme de la mobilité ayant des objectifs économiques. Les obstacles à l'obtention de visas augmentent les coûts pour les commerçants, les fondateurs, les consultants, les étudiants et les professionnels qui doivent traverser les frontières pour travailler. La suppression de l'obligation de visa peut rendre Lomé plus utile en tant que point de rencontre pour les affaires, la finance, la logistique et les services régionaux.
Elle soutient également la stratégie du Togo en matière de ports et de transports, puisque le pays souhaite servir de porte d'entrée pour l'Afrique de l'Ouest. Cette politique ne signifie pas l'ouverture des frontières sans contrôle. Les voyageurs ont toujours besoin de passeports, de déclarations préalables à l'arrivée et de respecter les règles d'entrée. Cet équilibre est important, car les gouvernements veulent faciliter la circulation sans renoncer au contrôle des frontières. La question plus générale est celle de la mise en oeuvre.
La zone de libre-échange continentale africaine dépend des règles commerciales, des systèmes douaniers, des paiements, de la logistique et de la circulation des personnes. Sans mobilité, les entreprises ne peuvent pas mettre en place des chaînes d'approvisionnement, participer à des foires commerciales, embaucher au-delà des frontières ou gérer des opérations régionales.
La décision du Togo pourrait également inciter d'autres pays à réduire les obstacles à l'obtention de visas. L'impact dépendra de la rapidité du processus de déclaration numérique, de la manière dont les agents frontaliers appliquent les règles et de l'adoption du système par les compagnies aériennes, les groupes d'affaires et les voyageurs.