Sénégal: Programme national de développement local (Pndl) - Plus de 6 milliards de FCfa investis en 2 ans

L'hydraulique, l'énergie, la santé, l'assainissement sont, entre autres, des secteurs au cœur des interventions du Programme national de développement local (PNDL) dans les terroirs. Entre 2024 et 2025, les investissements dans ces domaines ont coûté plus de 6,37 milliards de FCFA. Ils ont servi à financer et équiper 692 infrastructures, selon Papa Alioune Koné, secrétaire exécutif du Pndl.

Depuis l'arrivée au pouvoir du chef de l'État Bassirou Diomaye Diakhar Faye, la question de la viabilité des territoires occupe une place centrale. À l'image de ses prédécesseurs, l'actuel régime, à travers la « Vision Sénégal 2050 », appelle à bâtir un pays « porté par des Pôles territoriaux structurés autour de villes-épicentres durables et d'un hinterland prospère et résilient et à garantir un accès universel et équitable aux services sociaux de base (éducation, santé, eau, électricité, assainissement) ».

D'après Papa Alioune Koné, secrétaire exécutif du Programme national de développement local (Pndl), c'est dans ce « contexte exigeant » que « [leur] structure s'est imposée comme un instrument central d'appui au développement territorial ». Fondé sur une approche pragmatique, souple et orientée vers les résultats, « le programme intervient directement auprès des collectivités territoriales à travers le financement d'infrastructures prioritaires, l'appui budgétaire territorial et le renforcement des capacités locales », a fait savoir M. Koné lors d'un entretien avec « Le Soleil ».

Ainsi, poursuit-il, « entre 2024 et 2025, le Pndl, « un des principaux instruments de territorialisation de l'action publique au Sénégal », a mobilisé plus de 6,37 milliards de FCfa pour financer 692 infrastructures et équipements dans toutes les régions du pays ». Ces investissements ont bénéficié à environ 300 des 557 communes que compte le Sénégal avec cette structure.

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À la différence des approches sectorielles, souvent cloisonnées, le Pndl assure la convergence entre les priorités de l'État, les besoins des collectivités, les financements des partenaires et les attentes des populations en permettant, a confié le secrétaire exécutif, « une intervention directe, coordonnée et visible à l'échelle locale ».

Cette vocation s'inscrit en cohérence directe avec la « Vision Sénégal 2050 » qui appelle, selon lui, à bâtir un pays « porté par des Pôles territoriaux structurés autour de villes-épicentres durables et d'un hinterland prospère et résilient ».

Gommer les inégalités

Pour Pape Alioune Koné, la force du Pndl réside « dans la clarté et l'efficacité de son mode opératoire fondé sur l'identification participative des besoins, l'accompagnement technique des collectivités territoriales, le financement direct des investissements à travers un mécanisme d'appui budgétaire territorial ».

Dans le cadre de l'exécution des travaux, la maîtrise d'ouvrage est assurée par les collectivités territoriales elles-mêmes. Le programme favorise aussi une meilleure appropriation des projets et une exécution adaptée aux réalités des territoires. D'où sa flexibilité d'intervenir aussi bien dans les communes urbaines que dans les zones rurales enclavées et vulnérables, selon le secrétaire exécutif du Pndl.

La répartition sectorielle des investissements révèle une forte orientation vers les services sociaux de base, qui représentent plus de 70 % des financements mobilisés. De plus, les 692 projets financés produisent des effets directs et quantifiables. Dans le domaine de l'éducation, les 289 projets (salles de classe, équipements, blocs administratifs, murs de clôture) améliorent les conditions d'accueil et d'apprentissage d'environ 70 000 élèves.

Pour la santé, a informé M. Koné, les 110 infrastructures (cases de santé, postes de santé, maternités, logements pour le personnel sanitaire) rapprochent les soins de près de 200 000 personnes, en particulier dans les zones rurales peu dotées en infrastructures sanitaires. La question hydraulique et l'assainissement sont aussi au cœur des interventions du PNDL.

« Les 172 projets (mini-forages, bornes-fontaines, adductions d'eau) améliorent durablement l'accès à l'eau potable pour environ 70 000 personnes, réduisant les maladies hydriques et la pénibilité des corvées d'eau », a affirmé le premier responsable du Pndl.

Concernant l'énergie, renseigne-t-il, les 44 projets d'électrification améliorent les conditions de vie d'environ 55 000 personnes, favorisant l'étude, les activités économiques nocturnes et l'accès aux services numériques.

692 projets financés

Les projets dans les secteurs socioéconomiques, agricoles et de la jeunesse soutiennent directement environ 15 000 acteurs économiques pour l'amélioration des conditions de production, de stockage et de commercialisation des produits locaux. En plus des réalisations au niveau des collectivités territoriales, le Pndl intervient dans le « Plan Diomaye pour la Casamance » (Pdc).

« Le portefeuille consolidé valorisé dans le cadre du Pdc fait ressortir 249 projets pour un montant global de 1,94 milliard de FCfa répartis dans les régions de Ziguinchor, Sédhiou et Kolda », a annoncé Pape Alioune Koné.

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