Luanda — Le ministre d'État et chef de la Maison civile du président de la République, Dionísio da Fonseca, a révélé ce jeudi à Luanda que l'État angolais perd environ 178 milliards de kwanzas par an en raison d'actes de vandalisme affectant les secteurs de l'énergie, de l'eau et des transports.
S'exprimant lors de la présentation du projet de loi contre le vandalisme des biens publics, à l'occasion de la 9e séance plénière ordinaire de la 4e session législative de la 5e législature, Dionísio Fonseca a déclaré que cette perte est encore plus importante si l'on considère d'autres secteurs, car, outre les pertes financières, elle affecte directement la vie et l'intégrité physique des personnes.
De même, il a indiqué que ces actes mettent en péril la sécurité publique, entravent la fourniture de services essentiels aux citoyens et détruisent des biens publics tels que les routes, les écoles, les hôpitaux, les systèmes d'éclairage public, les canalisations d'eau, les équipements électriques, les transports publics et autres infrastructures. En conséquence, il a souligné que la préservation de ces biens est une tâche commune et un engagement collectif.
Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres
Selon le responsable, le nouveau projet de loi vise à trouver un équilibre entre la nécessité de renforcer la lutte contre le vandalisme et l'obligation de respecter pleinement les principes constitutionnels de l'État de droit. Dionísio da Fonseca a précisé que cette législation a pour objectif fondamental d'établir un régime pénal clair, transparent et efficace permettant la prévention, la répression et la responsabilisation adéquates des différentes formes de vandalisme contre les biens et services publics.
Parmi les principales innovations de cette proposition, on note la classification détaillée des actes constitutifs de vandalisme, notamment les délits de destruction (mise hors d'usage totale de biens ou de services publics), les vols (transfert de biens du domaine public au domaine privé) et les dommages (mise hors d'usage partielle de biens publics). De même, sont prévus les délits de perturbation des services publics (interruption temporaire ou permanente de ces services), ainsi que ceux d'incitation au vandalisme, de recel, de transformation et d'exportation illégale de biens publics.