Angola: L'UNTA-CS dénonce les horaires de travail excessifs dans les entreprises étrangères à Huíla

Lubango — L'Union nationale des travailleurs angolais - Confédération syndicale (UNTA-CS) a dénoncé ce vendredi les horaires de travail excessifs et les bas salaires pratiqués dans les établissements commerciaux et les mines, notamment ceux gérés par des ressortissants étrangers dans la province de Huíla.

Dans une déclaration à l'ANGOP, le secrétaire provincial de l'UNTA-CS, Carlos Bernardo Cambundo, s'exprimant dans le cadre du Mois des travailleurs, a indiqué que l'exploitation de la main-d'oeuvre locale par certains expatriés est un problème notoire, en particulier dans les secteurs du commerce et de l'extraction de pierres ornementales.

Il a précisé que la principale préoccupation concerne les horaires de travail, souvent abusifs et non rémunérés correctement.

Le secrétaire a expliqué que si la législation en vigueur respecte théoriquement la durée du travail, des violations récurrentes sont constatées, les travailleurs étant appelés à arriver plus tôt ou à terminer leur journée plus tard pour la convenance de l'employeur.

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Le responsable a également mis en garde contre les disparités salariales entre les employés angolais et étrangers, même pour des fonctions similaires.

De plus, il a dénoncé le fait que certains travailleurs ne bénéficient pas d'assurance maladie et que, compte tenu de leur travail, ils devraient se soumettre à des examens médicaux réguliers afin d'évaluer leur état de santé et de prévenir d'éventuels problèmes de santé.

Pour remédier à cette situation, il a souligné le dialogue en cours entre différents syndicats et employeurs en vue d'améliorer les conditions de travail, notamment dans le secteur extractif, où le syndicat de l'industrie métallurgique et chimique mène une enquête pour évaluer la situation réelle dans ces installations.

Il a insisté sur le fait que dans la province de Huíla, l'UNTA contrôle plusieurs syndicats couvrant divers secteurs et, face à ces « abus », il a appelé les travailleurs à se syndiquer afin de faire valoir leurs droits de manière organisée.

À ce sujet, la responsable des services provinciaux de l'Inspection générale du travail (IGT), Cláudia Sequesseque, a déclaré que la situation dans le secteur privé, en particulier dans l'industrie minière, continue d'exiger une attention constante en raison des plaintes récurrentes et des violations des droits des travailleurs.

La liste des infractions, selon l'inspecteur, comprend également le défaut d'affiliation à la sécurité sociale, d'examens médicaux du travail et d'assurance contre les accidents du travail et les maladies professionnelles, ainsi que les licenciements abusifs, la privation de repos hebdomadaire et de congés, le harcèlement moral, les pressions excessives et les conditions de travail déficientes en matière d'alimentation, de transport, de logement, de sécurité, d'hygiène et de santé.

Le responsable a averti que, compte tenu de la nature de l'activité minière, les risques sont encore plus élevés, notamment en raison de l'exposition des travailleurs à des environnements dangereux, de l'insuffisance des équipements de protection individuelle, des horaires de travail prolongés et des difficultés à respecter scrupuleusement les normes de sécurité.

En tant qu'organisme de réglementation, l'IGT a intensifié ses inspections des entreprises du secteur afin de garantir le respect de la loi, en se concentrant sur les infractions susmentionnées.

L'IGT renforce également les mécanismes de plainte, les formations, les campagnes de sensibilisation et la médiation des conflits du travail, encourageant ainsi les salariés à signaler les abus.

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