À quelques jours de l'Aïd al-Adha, la flambée des prix des sacrifices prend une tournure alarmante. Tout observateur averti remarque que la courbe des prix continue son ascension. Et cela ne risque pas de changer durant les jours à venir ! Intervenant à ce propos sur les ondes de Jawhara FM dans l'émission, le président de l'Union tunisienne des agriculteurs, Midani Dhaoui, a tenu à rétablir la vérité sur la situation du marché pointant du doigt un prix gonflé par les intermédiaires et les revendeurs.
Selon lui, l'agriculteur ou l'éleveur est lui-même la première victime d'un système qui finit toujours par l'asphyxier. « Après avoir supporté des dépenses exorbitantes pendant de longs mois pour nourrir son bétail et entretenir les mères, l'éleveur se voit contraint de céder ses bêtes avec une marge bénéficiaire dérisoire, pendant que les spéculateurs raflent la mise », a-t-il laissé entendre.
Le coeur du problème, ajoute l'intervenant, réside dans l'avidité des intermédiaires, communément appelés les « Gachara ». Ces derniers, explique-t-il encore ont la mainmise totale sur le marché tant ils ont été en mesure de racheter la quasi-totalité du cheptel national depuis un ou deux mois avant l'avènement de l'Aïd. « Les agneaux, qui suivent un long cycle de naissance et d'engraissement chez l'éleveur, basculent ainsi sous le contrôle exclusif de ces commerçants qui dictent désormais leur loi. Ce sont eux qui manipulent les tarifs à leur guise », explique-t-il. Et de préciser que cette hégémonie est renforcée par une baisse significative du nombre de têtes de bétail au niveau national comparativement avec les années précédentes. Un déficit qui, selon M. Dhaoui, aggrave la flambée des prix et de façon significative.
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Le responsable syndical pointe également du doigt les comportements d'achat irrationnels de certains consommateurs. M. Dhaoui déplore la ruée vers les points de vente informels indiquant qu'une telle dérive a un impact sur la situation et accentue la surenchère. Pour briser le monopole des spéculateurs et réguler les dépenses des ménages, il exhorte les Tunisiens à privilégier les marchés hebdomadaires traditionnels, notamment les « Rahba » officielles. Le cas échéant, le représentant des éleveurs appelle les Tunisiens à se tourner vers les boucheries de quartier où le prix de la viande reste plafonné à 60 dinars le kilo dans la mesure du possible.
Ceci dit, tout mène à croire que la courbe des prix continuerait son ascension durant les jours à venir ! Une réalité sombre qui menace le portefeuille des citoyens et l'équilibre budgétaires des familles. Et cette flambée est hélas dopée par une avidité sans faim des spéculateurs qui sont au courant du versement imminent des salaires mensuels ! Conditions qui risquent de mettre davantage de pression sur les points de vente tant cela offre une position de force aux intermédiaires qui imposent des tarifs prohibitifs aux familles tunisiennes les plus modestes...
Décidément une réalité sombre menace le portefeuille des citoyens et l'équilibre budgétaires des familles. Car cette flambée est hélas dopée par une avidité sans fin des spéculateurs qui, au courant du versement imminent des salaires mensuels, font tout pour profiter de la situation et s'enrichir aux dépends du citoyen ! Les intermédiaires mettent les bouchées doubles en termes de pression et imposent des tarifs prohibitifs au grand dam des familles tunisiennes modestes...