Afrique: Le MINSA réaffirme son engagement pour l'éradication totale de la dracunculose à Genève

Luanda — La ministre de la Santé, Sílvia Lutucuta, a réaffirmé jeudi à Genève, en Suisse, l'engagement de l'Angola en faveur de l'éradication de la dracunculose, dans le cadre de la 79ᵉ Assemblée mondiale de la Santé.

Lors de la réunion ministérielle de haut niveau consacrée à la lutte contre les maladies tropicales négligées, la ministre a souligné les progrès accomplis, les défis qui persistent et le soutien continu des partenaires internationaux pour renforcer la riposte nationale à cette maladie.

Elle a indiqué que l'Angola avait enregistré trois cas humains confirmés de dracunculose entre 2018 et 2020, et qu'aucun nouveau cas n'avait été signalé depuis.

« Malgré ces progrès significatifs, le pays continue de faire face à des défis liés aux infections chez les animaux, principalement les chiens domestiques », a-t-elle déclaré.

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D'après les données présentées, l'Angola a recensé 204 cas d'infection animale en 2025, une réalité qui exige un renforcement de la surveillance épidémiologique, une coordination multisectorielle et des interventions intégrées au niveau communautaire.

Il a souligné que le pays maintient son engagement ferme en faveur de l'éradication de la maladie, conformément aux efforts mondiaux coordonnés par l'Organisation mondiale de la Santé et ses partenaires internationaux.

L'engagement politique du gouvernement s'est également manifesté par la participation ministérielle à la première réunion nationale d'examen du Programme d'éradication de la dracunculose en Guinée-Bissau, qui s'est tenue en février 2026 à Ondjiva, ainsi que par des missions ministérielles dans les zones endémiques de la province de Cunene en 2023, 2024 et 2025.

Il a mis en avant l'étroite collaboration entre l'Angola et la Namibie, notamment grâce à des réunions bilatérales régulières réunissant les autorités nationales et provinciales, en vue de renforcer la surveillance transfrontalière et d'harmoniser les stratégies communes de lutte contre la maladie.

Face à la situation épidémiologique, l'Angola a renforcé sa surveillance active, la mobilisation communautaire et la coordination multisectorielle, avec un appui technique international.

La ministre a souligné qu'en 2020, l'OMS avait déployé une équipe technique dans la province de Cunene, actuellement considérée comme l'épicentre de la maladie dans le pays.

Cette intervention a permis d'identifier les villages à haut risque, de cartographier les sources d'eau utilisées par les communautés et de former des agents de santé communautaires afin de renforcer le dépistage et la notification des cas.

Parmi les principales mesures mises en œuvre figurent la distribution de filtres à eau, le traitement des sources d'eau avec des larvicides, le contrôle des animaux infectés, les campagnes de sensibilisation communautaire et la poursuite des enquêtes épidémiologiques.

Selon les données présentées, rien qu'en 2025, 97 447 filtres à eau ont été distribués à 28 254 familles dans la province de Cunene. Parallèlement, 345 sources d'eau ont été traitées dans 57 villages situés dans les municipalités de Cuanhama et de Namacunde.

Silvia Lutucuta était accompagnée de la directrice nationale de la santé publique, Helga Freitas, de la consultante Diozandra Marina de Oliveira Guimarães et d'autres membres de la délégation ministérielle angolaise.

Cette réunion a rassemblé des ministres de la Santé, des représentants gouvernementaux, des organisations multilatérales, des partenaires techniques, des institutions de financement et des organisations internationales œuvrant dans la lutte contre les maladies tropicales négligées.

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